Le skatepark de la Base nature de Fréjus, inauguré en juillet dernier, est devenu un lieu incontournable pour les amateurs de glisse de toute la région. Avec ses 3 000 m² dédiés, il accueille quotidiennement une quinzaine de sportifs, même par forte chaleur, et des visiteurs attirés par ses qualités paysagères.
Un équipement fédérateur pour la communauté du skate
Sloan, 15 ans, originaire de Draguignan, parcourt plus de 35 kilomètres chaque mercredi pour s'entraîner sur le site. « J'aimerais bien faire du skateboard mon métier », confie-t-il. Il participera aux championnats de France début juillet à Montpellier. Le Sunny wheels skate club, présidé par Antony Casabella, a fait du skatepark son terrain d'entraînement principal, avec 70 licenciés âgés de 5 à plus de 50 ans. Avant sa construction, les pratiquants devaient se rabattre sur des espaces publics inadaptés ou parcourir jusqu'à une heure de route pour rejoindre d'autres équipements, notamment à Mandelieu.
Un site taillé pour la compétition
Le club a coorganisé une étape qualificative du championnat de France, attirant des participants de tout le pays. « Tous les qualifiés de France viennent avec leur famille », souligne Antony Casabella. Il annonce que « l'année prochaine, normalement, la finale des championnats de France devrait se faire à Fréjus », bien que le projet soit encore en discussion avec la Fédération française de roller et skateboard. La réputation du skatepark dépasse les frontières fréjusiennes : « Il y a plein de skateuses et de skateurs qui sont venus de France ou de l'étranger pour pratiquer ici », assure-t-il.
Des défis de cohabitation et une pédagogie nécessaire
La forte fréquentation entraîne parfois des usages inadaptés. « Des personnes s'assoient sur les modules, jouent au foot ou laissent de très jeunes enfants marcher au milieu. C'est gênant pour la pratique », constate le président. Grâce aux panneaux installés, aux actions de prévention et au dialogue, les comportements s'améliorent. « Petit à petit, les gens comprennent mieux ce qu'est cette structure », estime-t-il. Lors des cours, les visiteurs acceptent plus facilement de se décaler. « Il y a encore beaucoup de pédagogie à faire, mais franchement, ça va vers le mieux », conclut Antony Casabella.
Un bilan positif pour la première année
Le président juge le bilan largement satisfaisant : « Toutes les parties du skatepark sont vraiment très appréciées. » Cette réussite devrait permettre au Sunny wheels skate club d'accueillir encore davantage d'adhérents à la prochaine rentrée.



