La FIFA dénonce une campagne contre son président Infantino
FIFA : Infantino visé par une campagne, l'instance réagit

La Fédération internationale de football association (FIFA) a officiellement réagi, dimanche 9 août 2026, aux attaques répétées visant son président Gianni Infantino. Dans un communiqué ferme, l'instance dirigeante du football mondial dénonce « un effort concerté et continu pour affaiblir » son président, actuellement sous le feu des critiques. Cette déclaration intervient après une série de révélations concernant les voyages privés de M. Infantino, ses liens avec des responsables politiques, et des questions sur sa gestion financière.

Une réponse cinglante de la FIFA

La FIFA a publié un communiqué dans lequel elle affirme que « ces attaques sont motivées par des intérêts personnels et ne reflètent en rien la réalité du travail accompli ». L'organisation basée à Zurich précise que « le président Infantino a toujours agi dans l'intérêt du football et a mené des réformes majeures pour la transparence et le développement global du sport ». Selon le communiqué, « les allégations portées contre lui sont infondées et font partie d'une campagne de déstabilisation orchestrée par des acteurs extérieurs ».

Depuis plusieurs semaines, la presse européenne, notamment suisse et française, a publié des enquêtes mettant en lumière les conditions de voyage de Gianni Infantino. Des documents internes, révélés par des médias comme Le Monde et SonntagsZeitung, suggèrent que le président de la FIFA aurait utilisé des jets privés aux frais de l'organisation pour des déplacements personnels, parfois en compagnie de proches. La FIFA a toutefois démenti ces informations, affirmant que « tous les voyages étaient liés à des activités officielles et approuvés par les organes compétents ».

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Des critiques multiples

Les critiques à l'encontre de Gianni Infantino ne datent pas d'hier. En 2020, déjà, son nom avait été cité dans le cadre de l'opération « Varsity Blues » aux États-Unis, sans qu'aucune charge ne soit retenue. Plus récemment, des voix se sont élevées au sein même du football mondial, notamment de la part de certaines fédérations nationales, pour dénoncer une concentration des pouvoirs entre les mains du président. En mars 2026, plusieurs associations de joueurs ont appelé à une réforme de la gouvernance de la FIFA, réclamant plus de transparence et de démocratie interne.

L'ancien secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valcke, a également ajouté de l'huile sur le feu en déclarant dans une interview que « la FIFA est devenue une monarchie absolue dirigée par un homme seul ». Bien que M. Valcke soit lui-même sous le coup d'une suspension, ses propos ont alimenté les débats. La FIFA, dans son communiqué, répond à ces attaques en soulignant que « les réformes engagées depuis 2016 ont permis de restaurer la crédibilité de l'organisation, ternie par les scandales de 2015 ».

Un contexte électoral tendu

Cette offensive de communication intervient à un moment crucial. En effet, la prochaine élection présidentielle de la FIFA est prévue pour 2027, et Gianni Infantino, en poste depuis 2016, brigue un troisième mandat. Plusieurs candidats potentiels, comme le Français Frédéric Thiriez ou l'ancien footballeur international Luis Figo, pourraient se présenter contre lui. La FIFA dénonce donc une « instrumentalisation médiatique » visant à influencer les délégués avant le scrutin.

Selon des sources proches de l'organisation, « cette campagne est menée par des personnes qui n'ont pas le football à cœur, mais qui cherchent à prendre le contrôle de l'instance pour leurs propres intérêts ». La FIFA a d'ailleurs annoncé qu'elle allait « engager des actions en justice contre les diffamateurs » et qu'elle « coopérerait pleinement avec les autorités pour faire éclater la vérité ».

Les soutiens affichés

Malgré les critiques, Gianni Infantino peut compter sur des soutiens de poids. Plusieurs fédérations nationales, notamment en Afrique et en Asie, ont exprimé leur confiance en sa gestion. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a ainsi déclaré : « Gianni Infantino a fait un travail remarquable pour le football africain. Nous le soutenons pleinement. » De même, la Confédération asiatique (AFC) a réitéré son appui lors d'un congrès tenu en juillet dernier.

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Sur le plan sportif, la FIFA a enregistré des succès notables sous la présidence Infantino, notamment l'augmentation des revenus de la Coupe du monde, qui ont atteint 7,5 milliards de dollars pour le cycle 2023-2026, et l'élargissement de la compétition à 48 équipes à partir de 2026. Ces résultats sont souvent mis en avant par les partisans du président pour contrebalancer les critiques.

Une bataille médiatique qui s'annonce rude

Alors que la date de l'élection approche, la bataille médiatique s'intensifie. La FIFA a mis en place une cellule de crise pour répondre aux attaques, et M. Infantino a multiplié les déplacements pour consolider son électorat. Dans son communiqué, la FIFA appelle les médias à « faire preuve de responsabilité et à vérifier leurs sources avant de publier des informations diffamatoires ».

L'avenir dira si cette stratégie de communication portera ses fruits. En attendant, Gianni Infantino reste à la tête de l'instance la plus puissante du football mondial, mais son trône est plus que jamais contesté. Les prochains mois s'annoncent décisifs pour l'avenir de la FIFA.