Love room près d'Alès : « Je n'en parle à personne »
Love room près d'Alès : le gérant mise sur la discrétion

À Saint-Christol-lès-Alès, dans le Gard, la love room L'Étincelle a fait de la confidentialité sa marque de fabrique. Alexandre, le gérant, l'affirme sans détour : « Si je croise quelqu'un que je connais, je n'en parle à personne. » Cette discrétion absolue attire des couples variés, des amants clandestins aux véritables tourtereaux, en quête d'un moment hors du temps.

Un havre de paix aux portes d'Alès

Nichée derrière un grand portail gris, accessible par un code, la love room se compose de trois suites de charme. Chaque pavillon dispose d'une terrasse privée avec spa, de chambres décorées avec soin et d'un petit-déjeuner servi avec attention. « C'est la base, très important pour moi », sourit Alexandre. Pour les nuitées les plus romantiques, des options comme des pétales de roses sur le lit ou un kit d'accessoires coquins sont proposées.

Sur la terrasse, trois statues de singes de la sagesse rappellent la philosophie des lieux : ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler. « C'est ma devise », insiste le gérant, qui a su trouver un équilibre entre accueil chaleureux et effacement opportun.

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Des clients de tous horizons

La clientèle est majoritairement composée de « vrais couples » de 40 à 50 ans, mais on y croise aussi des jeunes majeurs, des premiers rencards et même des amants clandestins. Alexandre, fort de ses expériences dans le commerce, notamment dans un casino, apprécie cette diversité. Le doyen de ses clients avait 84 ans, un souvenir qu'il évoque avec amusement : « C'était rigolo d'ailleurs. »

Si la plupart des visiteurs sont des couples établis, beaucoup de lesbiennes fréquentent également l'établissement. Alexandre avoue avoir « un don » pour repérer les « faux couples », ceux qui arrivent en voitures séparées ou repartent seuls le matin. Mais il ne s'en mêle jamais : la discrétion reste primordiale.

Une offre née d'une expérience personnelle

L'idée de créer L'Étincelle est venue de ses propres séjours en love room avec sa compagne, souvent trop « renfermés » à leur goût. « On voulait une terrasse et un jardin », explique-t-il. En 2020, il se lance et ouvre la première suite, L'Étincelle, aux murs sombres sublimés par un éclairage LED changeant. Suivront Le Refuge, inspiré de la savane, et Le Reflet, célèbre pour son jeu de miroirs.

Chaque suite offre une expérience isolée, où les couples ne se croisent pas. Alexandre, qui se dit « sans jugement », a même refusé des propositions de clients souhaitant l'inviter à se joindre à eux, par professionnalisme. Sa priorité reste la satisfaction de ses hôtes, dans le respect total de leur intimité.

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