Le Tube prépare sa saison 2026 avec travaux et guinguette
Le Tube : travaux, guinguette et programmation 2026

La plus grande salle de spectacle des Landes, qui fêtera au printemps ses 40 ans, prépare l’été entre travaux, grosses soirées-concerts et ouverture d’une guinguette pour profiter en musique des soirées au pied de la dune. Le rideau est baissé, mais ce n’est que pour mieux le relever, le 19 juin 2026.

Une salle en pleine transformation

La salle de spectacle du Tube, ex-salle des Bourdaines, qui fait l’objet d’une Délégation de service public (DSP) depuis 2018, se refait une beauté pendant deux mois avant d’attaquer la saison estivale et de préparer les dates programmées pour la fin d’année 2026. La plus grande salle de spectacle des Landes, qui fêtera au printemps ses 40 ans, prend pour 2026 son rythme de croisière.

Les travaux concernent principalement les sanitaires, le hall d’accueil et les extérieurs. « C’est du réaménagement, mais c’était devenu nécessaire. On triple le nombre de sanitaires, on veut rendre la salle encore plus performante qu’elle ne l’est déjà. À l’extérieur, on va travailler avec les espaces naturels, la terrasse est en bord de dune, on va “fondre” les équipements dans le décor exceptionnel qu’offrent les extérieurs », explique Simon Lagrue, le responsable de la salle.

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Une nouvelle délégation

Le Tube a tout d’abord été exploité par la société 2BV Production, la seule à avoir répondu à l’appel d’offres lancé en 2018. Prenant fin en 2024, cette délégation, prolongée d’un an pour cause de Covid, a été relancée. En janvier 2025, c’est la fusion de 2BV et de Bleu Citron, société toulousaine organisatrice de spectacles et de tournées, qui a pris la direction de la salle. « Bleu Citron était déjà arrivé en 2023 en tant que prestataire, producteur de concerts, pour renforcer la programmation. Ils ont le catalogue, le réseau, et cette fusion donne une nouvelle force à la salle », précise Simon Lagrue.

La nouvelle délégation s’étend jusqu’au mois de mars 2030, la Ville est toujours propriétaire de la salle, et les exploitants gèrent l’activité : production de spectacles, activité événementielle et institutionnelle avec privatisation de la salle et… la guinguette estivale, à partir du 25 juin.

Une guinguette et de grosses dates

« La guinguette, c’est une nouveauté que nous lançons cet été, pour profiter des extérieurs. La salle reste fermée, mais l’espace extérieur est ouvert aux visiteurs, avec l’activité bar et des animations, de la street-food avec les Dacquois d’Eden, et des ouvertures du mercredi au samedi, de 18 heures à minuit et demi, et le dimanche de midi à 21 h 30 », détaille Salomé Roche, responsable communication et développement.

Pour les concerts, la programmation 2025 avait dû se faire de manière assez réactive, avec la reprise de la DSP au pied levé. « Nous avons pu faire une quinzaine de concerts, avec l’atteinte des objectifs, notamment ceux fixés avec la Ville, une activité événementielle qui a bien marché », poursuit l’équipe.

« On a une salle qui vit bien, on a recruté, on va faire des travaux. On a une jauge de 2 200 spectateurs qui est ultra-favorable avec l’économie du spectacle actuellement, 1 200 spectateurs en “tout assis” comme pour un spectacle d’humoriste. On propose aussi format “club”, pour des propositions plus électro. On tente des choses, notamment l’hiver, sur ce format et le public est au rendez-vous. On peut travailler sur des “days-off” de tournées européennes de groupes, entre la France et l’Espagne, ou entre deux festivals. On n’a pas de coloration musicale, de style particulier, tous les publics doivent pouvoir s’y retrouver », estime Simon Lagrue.

Diversité des publics

On rebondira donc cet été du métal et la seule date en France de In Flames, on pourra savourer le rap de Sniper en août, se délecter de chanson française avec Julien Clerc et Yannick Noah à l’automne. En octobre place à la fraîcheur pop de Miki et au reggae de Dub Inc. Le Tube accueillera également les deux dernières dates de la tournée de Calogero, en décembre.

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Une volonté assumée de faire venir des publics et des esthétiques musicales très différentes. « On veut accueillir des productions, on est l’une des rares salles en France à être ouverte l’été, on veut le faire savoir. Nous accueillons souvent des dates uniques en France, comme Papa Roach l’été dernier, ou In Flames cette année. Mais aussi Taïro et Jahneration, l’Entourloop, Scylla & Furax Barbarossa, etc. »

Simon Lagrue défend une salle qui manque parfois un peu de visibilité sur le territoire : « On n’est pas là pour exploiter une coquille vide, nous voulons resserrer le lien avec les publics des Landes, qui sont très attachés à cette salle, depuis plusieurs générations. » Le public espagnol, tout proche, est aussi ciblé, puisqu’il vient déjà régulièrement en France pour des concerts, notamment à Biarritz.

« Nous voulons aussi aller chercher des gens plus loin, dans les terres. Nous organisons en juin les 40 ans de la salle, et nous souhaitons marquer le coup. » Le 27 juin, une soirée spéciale et encore « sous embargo » est programmée, avec une rétrospective sur la naissance et le développement de celle que les plus anciens appellent encore affectueusement « Les Bourdaines ».

La programmation à venir

  • 19 juin : I Hate Models
  • 8 juillet : Jetlag
  • 10 juillet : Taïro & Jahneration
  • 18 juillet : l’Entourloop
  • 31 juillet et 1er août : Little Festival
  • 4 août : In Flames
  • 5 août : Jetlag
  • 14 août : Scylla & Furax Barbarossa
  • 20 août : Sniper
  • 2 septembre : Jetlag
  • 2 octobre : Dub Inc
  • 9 octobre : Miki
  • 30 octobre : Julien Clerc
  • 7 novembre : Yannick Noah
  • 28 novembre : Shaârghot
  • 5 décembre : Les Fatals Picards
  • 18 et 19 décembre : Calogero