Vente Brigitte Bardot : près d'un million d'euros aux enchères à Paris
Vente Bardot : près d'un million d'euros à Paris

La vente aux enchères de plus de 300 objets personnels de Brigitte Bardot, organisée par la maison Millon lundi 21 septembre à l'hôtel Drouot à Paris, a frôlé le million d'euros, selon le commissaire-priseur Alexandre Millon. Cette vente « en gants blancs » (100 % de réussite) a tenu ses promesses malgré un contexte tendu au sein de la Fondation Brigitte Bardot, dont le mari de l'icône, Bernard d'Ormale, a été écarté de la présidence la semaine dernière.

Une vente « en gants blancs » qui dépasse les attentes

« C'est une vente qui frôle le million d'euros et dont Brigitte Bardot s'est chargée d'écrire le scénario », a confié Alexandre Millon après dix heures de vente. « L'offre était tellement unique, intime que la demande s'est adaptée. On a eu près de 40 offres par lot, car elle est capable de transformer ses merdouilles en or », a-t-il ajouté. Les enchères ont attiré des acquéreurs des cinq continents, en salle, au téléphone ou en ligne, venus de France, d'Allemagne, de Belgique, d'Espagne, de Hong Kong, du Luxembourg, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Des objets du quotidien adjugés à des prix records

Les petits objets et effets personnels de Brigitte Bardot ont particulièrement attiré les collectionneurs. Trois briquets Bic ont été vendus 1 500 euros, un rond de serviette « Brigitte » est parti à 3 100 euros, un chapeau à 3 600 euros et son nécessaire du soir pour ses rendez-vous officiels a été adjugé 6 000 euros. Les enchères se sont déchaînées pour son bracelet à breloques, parti vers les États-Unis pour 43 000 euros (hors frais), et pour son autoportrait, arraché à 30 000 euros après 25 minutes de « bras de fer ». Le dessin de Sempé a atteint 19 000 euros, la bague Lalique 16 500 euros, et la bague en platine 14 500 euros. La guitare flamenco a été vendue 9 000 euros, deux colliers de ses chiens 7 100 euros, ses lunettes de soleil François Pinton 6 800 euros, son vélo Peugeot 5 500 euros, sa combinaison kaki portée sur la banquise 5 500 euros, sa collection de poupées russes à son effigie 5 500 euros, le fauteuil peacock dit « Emmanuelle » de La Garrigue 5 300 euros et sa timbale ronde en argent aux initiales BB 4 800 euros.

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Le contexte tendu de la Fondation Brigitte Bardot

Cette vente s'est déroulée dans un contexte particulier depuis la mise à l'écart de Bernard d'Ormale, l'époux de Brigitte Bardot, de la présidence de la Fondation Brigitte Bardot. Farouchement opposé à cette vente, il avait déclaré : « Pourquoi aller vendre Brigitte ainsi à la découpe alors qu'ils n'ont pas besoin de fric ? C'est scandaleux de la dépouiller ainsi […]. Mais jusqu'où va aller ce grand déballage commercial qui écorche l'héritage moral de l'icône qu'est Brigitte ? »

Malgré ces critiques, les fans, collectionneurs et spéculateurs ont vu dans cette vente une occasion unique d'acquérir un souvenir de l'appartement de la rue de La Tour à Paris, ou de La Madrague et La Garrigue à Saint-Tropez. Frank Guillou, secrétaire particulier qui a passé 37 ans auprès de Brigitte Bardot, a enrichi les enchères de ses anecdotes au micro.

Un message de continuité pour la Fondation

« Mais le message qui ressort de cette vente, c'est que le combat de la Fondation continue », a souligné Alexandre Millon. Ghyslaine Calmels-Bock, de la Fondation, a conclu la dernière vente au marteau avec Alexandre Millon et Franck Guillou : « Merci à toutes les personnes qui ont acheté un peu de Brigitte, prenez en soin, c'est la continuité de son combat, car cette vente elle l'aurait souhaitée. Longue vie à sa fondation ! »

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