Trois innovations navales présentées à i-Naval pour la Marine nationale
Trois innovations navales pour la Marine à i-Naval

Présentées à Toulon lors de la dernière édition de i-Naval, trois innovations pourraient équiper un jour la Marine nationale. L'innovation navale est un héritage à Toulon, qui a vu naître le premier cuirassé, le premier navire de guerre à hélice et le premier sous-marin. Avec i-Naval, la Direction générale de l'armement (DGA) entretient cette vocation. Gros plan sur trois innovations présentées lors de la 8e édition.

ROMATA : un drone de surface kamikaze à bas coût

Développé par la société bretonne Eyedde, le drone de surface ROMATA peut évoluer en essaim, idéal pour entraîner la Marine nationale aux menaces asymétriques. Mais il peut aussi se transformer en munition téléopérée. En visite à Toulon en janvier dernier, Catherine Vautrin, la ministre des Armées et des Anciens combattants, avait insisté sur la nécessité pour la DGA de se transformer en « DGA de combat » face au contexte international.

L'ingénieur général de l'armement François-Xavier Dufer a déclaré lors de i-Naval : « La DGA doit être plus agile, plus rapide, plus innovante dans ses process […] Nous devons conjuguer impératif du temps long et nécessité du temps court. »

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Baptisé ROMATA (Robotic Marine Target), ce drone de 3 mètres de long pour une centaine de kg séduit par sa simplicité et son prix : environ 20 000 euros l'unité. « Pour s'entraîner, les forces armées n'ont pas besoin de drones qui valent une petite fortune. Mon approche est de leur proposer le drone de surface le moins cher possible. Une innovation en soi », confie Jean-Baptiste Percier, le patron d'Eyedee. La navigation en essaim est déjà fonctionnelle.

Khronos : le drone filaire pour la surveillance maritime

Autre drone, autre usage. Avec Khronos, le « drone-in-a-box » proposé par la société lyonnaise Elistair, on prend de la hauteur. « Il s'agit d'un drone filaire, donc captif, qui peut monter à une soixantaine de mètres d'altitude. Son décollage et son atterrissage sont automatisés. On peut l'équiper avec des caméras pour faire de la surveillance et des relais radio, ce qui augmente la portée des communications », détaille Guilhem de Marliave, le dirigeant d'Elistair.

Si le drone Khronos, qui peut réaliser ses missions même dans un contexte brouillé (hors GPS), est déjà opérationnel dans certaines unités terrestres, Elistair travaille sur une version maritime. « L'un des enjeux est le suivi dynamique. Il faut que le drone soit capable de suivre l'embarcation à laquelle il est relié, et qu'il puisse se poser au centimètre près dans sa boîte. Avec notre produit, on donne aux embarcations utilisées par les forces spéciales des capacités qui ressemblent à celles de plus gros navires », assure Guilhem de Marliave.

Julius : une torpille filoguidée accessible

Si la mine est souvent présentée comme l'arme du pauvre, ce n'était pas le cas jusqu'à présent de la torpille, véritable concentrée de technologies. Avec Julius, présenté par la société Original Custom Components (OCC) comme « un nouveau concept français de véhicule sous-marin filoguidé pour contrer une menace de surface, et répondant à la problématique de coût des moyens typiquement utilisés », les choses sont peut-être en train de changer.

Julius peut être lancé depuis le bord de mer, un bâtiment de surface léger ou un drone de surface. Lors de i-Naval, les organisateurs ont clairement présenté le concept : « Un drone sous-marin est immédiatement pourchassé et détruit par une multitude de torpilles Julius. »

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