Neuf départements de l'Ouest en vigilance rouge dès vendredi
La canicule qui frappe la France depuis plusieurs jours s'intensifie. Météo-France a placé neuf départements de l'Ouest en vigilance rouge à partir de vendredi 10 juillet. Il s'agit de la Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire, de la Mayenne, de la Sarthe, de l'Ille-et-Vilaine, des Côtes-d'Armor, du Finistère, du Morbihan et de la Vendée. Ces départements connaîtront des températures maximales comprises entre 38 et 42 degrés Celsius.
Des températures records attendues
Selon Météo-France, les températures pourraient atteindre des niveaux records dans plusieurs villes de l'Ouest. À Nantes, le mercure devrait grimper jusqu'à 40 degrés, tandis qu'à Rennes, on attend 39 degrés. Les minimales nocturnes ne descendront pas en dessous de 22 à 25 degrés, offrant peu de répit.
La vigilance rouge, niveau le plus élevé, implique des risques sanitaires importants. Les autorités appellent à la plus grande prudence, notamment pour les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques. "Il est impératif de boire régulièrement de l'eau, d'éviter les efforts physiques et de se rafraîchir plusieurs fois par jour", a rappelé le ministère de la Santé dans un communiqué.
Une canicule qui s'étend sur tout le pays
Au total, 49 départements sont placés en vigilance orange canicule, de la Nouvelle-Aquitaine aux Hauts-de-France. Les fortes chaleurs devraient durer au moins jusqu'au 14 juillet, avec un pic attendu entre vendredi et dimanche. Météo-France prévoit une baisse progressive des températures à partir de mardi prochain, mais la situation reste incertaine.
Cette canicule est liée à une masse d'air chaud remontant du Sahara. Les températures sont anormalement élevées pour la saison, avec des écarts de 10 à 15 degrés par rapport aux normales saisonnières. Les records de chaleur pour un mois de juillet pourraient être battus dans plusieurs régions.
Mesures de précaution et appels à la solidarité
Les préfectures des départements concernés ont activé des cellules de crise. Des mesures de rafraîchissement sont mises en place, comme l'ouverture de salles climatisées et la distribution d'eau. Les maires sont invités à recenser les personnes vulnérables et à leur porter assistance.
L'Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire a indiqué que les services d'urgence sont en alerte. "Nous avons renforcé les équipes et nous suivons de près l'afflux aux urgences", a déclaré son directeur. Les hôpitaux sont prêts à accueillir un nombre accru de patients souffrant de déshydratation ou de coups de chaleur.
Impact sur l'agriculture et les transports
La canicule a également des conséquences sur l'agriculture. Les cultures de maïs et de tournesol sont particulièrement menacées par le stress hydrique. La FNSEA, principal syndicat agricole, a demandé des mesures d'urgence pour soutenir les agriculteurs. "Les récoltes pourraient être réduites de 30 à 50 % dans les zones les plus touchées", a estimé un porte-parole.
Dans les transports, la SNCF a annoncé des restrictions de vitesse sur certaines lignes pour éviter les déformations des rails. Des perturbations sont à prévoir sur les lignes à grande vitesse dans l'Ouest. Les autorités recommandent d'éviter les déplacements non essentiels aux heures les plus chaudes.
La canicule devrait se poursuivre au moins jusqu'au 14 juillet, avec un pic attendu ce week-end. Les autorités appellent à la vigilance et à la solidarité envers les personnes les plus fragiles.



