Une structure accueillant des mineurs relevant de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) fait l'objet d'une enquête pour des faits présumés d'agressions sexuelles, d'humiliations et de dénigrements répétés, selon les informations de Libération.
Des témoignages accablants
Placés dans cette structure située en région parisienne, plusieurs adolescents ont rapporté des violences physiques et psychologiques. L'un d'eux a confié avoir été victime d'attouchements par un éducateur, tandis que d'autres décrivent un climat de terreur où les insultes et les punitions dégradantes étaient monnaie courante. Selon une source proche du dossier, au moins six plaintes ont été déposées.
Une enquête ouverte pour viols et agressions sexuelles
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "viols sur mineurs", "agressions sexuelles sur mineurs" et "violences par personne chargée d'une mission de service public". Les investigations ont été confiées à la brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne. Selon une source judiciaire, les faits présumés se seraient déroulés entre 2022 et 2024.
Des signalements ignorés
Plusieurs signalements auraient été effectués auprès de la direction de l'établissement sans suite. Une ancienne employée, qui a témoigné sous couvert d'anonymat, affirme avoir alerté sa hiérarchie à plusieurs reprises : "On nous disait de ne pas en parler, que cela nuirait à la réputation de la structure."
Réaction des autorités
Interrogée par Libération, la direction de la structure se dit "choquée" par ces accusations et affirme coopérer pleinement avec la justice. De son côté, le conseil départemental, qui finance en partie l'établissement, a annoncé avoir diligenté une inspection conjointe avec l'Agence régionale de santé (ARS).
Un contexte plus large de crise de l'ASE
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de crise plus large de l'Aide sociale à l'enfance en France. Selon un rapport de la Défenseure des droits publié en 2023, les violences envers les enfants placés sont "sous-estimées" et les mécanismes de signalement restent "insuffisants".



