Le prix moyen de l’immobilier au mètre carré dans le quartier du Larvotto à Monaco a atteint 71 167 euros en 2025, un record absolu pour la principauté. Ce chiffre est issu des dernières statistiques publiées par l’Institut monégasque de la statistique et des études économiques (IMSEE), qui révèlent une activité soutenue sur le marché immobilier, dopée par les opérations Mareterra et Bay House.
Un marché dopé par les projets d’ultraluxe
En 2025, le prix moyen d’une opération immobilière au mètre carré dans l’ensemble de Monaco s’établit à 57 569 euros, calculé sur la base de 493 transactions représentant environ 5,9 milliards d’euros. Ce montant constitue un nouveau record. Selon Alexandre Bubbio, directeur de l’IMSEE, « le marché très dynamique ces dernières années a été très largement soutenu par les opérations Mareterra et Bay House qui ont eu un impact très fort sur notre économie. Des biens qui ont été achetés puis déjà revendus dans les immeubles de Mareterra ont impacté très nettement le prix moyen au mètre carré. »
Une nouvelle méthode de calcul pour plus de précision
Pour affiner ces données, l’IMSEE a travaillé pendant un an sur une refonte de la méthode de calcul du prix au mètre carré. Désormais, elle prend en compte les ventes et les reventes, ainsi que la décennie de construction de l’immeuble, afin de pondérer entre les immeubles anciens et les nouvelles opérations d’ultraluxe où les prix s’envolent. Alexandre Bubbio tempère toutefois : « Mais qui ne reflète pas totalement la réalité. »
Palmarès des quartiers les plus chers
Avec cette nouvelle nomenclature, l’IMSEE a établi un classement des prix moyens par quartier pour 2025. Le Larvotto domine largement avec 71 167 euros le mètre carré. Juste derrière, Monte-Carlo affiche 54 009 euros le mètre carré, suivi de La Condamine (52 104 euros), Fontvieille (52 518 euros) et La Rousse (51 265 euros). Les quartiers de l’ouest de la principauté sont plus abordables : le Jardin exotique atteint 45 168 euros le mètre carré et Les Moneghetti 43 797 euros. Le secteur de Monaco-ville n’a pas été comptabilisé dans cette étude.



