Parallèlement aux dispositifs Jeanbrun, Denormandie ou Malraux, des mécanismes comme le déficit foncier ou le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) offrent des avantages fiscaux significatifs pour les contribuables tout en dynamisant le marché du logement.
Le dispositif Jeanbrun, successeur du Pinel
Créé il y a quelques mois après la fin du Pinel, le dispositif fiscal relance logement, aussi appelé Jeanbrun (du nom du ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun), séduit par ses avantages. Il concerne les logements situés dans des immeubles collectifs partout en France. Ce mécanisme permet une réduction d'impôt proportionnelle à l'investissement, avec des plafonds de loyer et de ressources des locataires à respecter. Il s'adresse aux investisseurs souhaitant se lancer dans la location nue dans le neuf.
Denormandie et Malraux : des classiques toujours efficaces
Le dispositif Denormandie cible les logements anciens situés dans des centres-villes dégradés, nécessitant des travaux de rénovation. Il offre une réduction d'impôt calculée sur le montant des travaux, avec un plafond de dépenses. De son côté, le dispositif Malraux s'applique aux biens situés dans des secteurs sauvegardés ou des quartiers anciens dégradés, avec des travaux de restauration immobilière. La réduction d'impôt peut atteindre 30 % du montant des travaux, sous conditions.
Le déficit foncier : une option pour les propriétaires bailleurs
Le déficit foncier est une stratégie fiscale permettant aux propriétaires de déduire de leurs revenus fonciers les charges et les travaux réalisés sur leur bien. Si les charges excèdent les loyers perçus, le déficit est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 euros par an. Ce mécanisme est particulièrement intéressant pour les contribuables ayant des revenus élevés, car il réduit leur imposition globale tout en améliorant leur patrimoine immobilier.
Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP)
Le statut LMNP permet de bénéficier d'un régime fiscal avantageux pour la location de logements meublés. Les revenus issus de la location meublée sont considérés comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), avec un abattement forfaitaire de 50 % pour les locations saisonnières ou de 30 % pour les locations à l'année. De plus, l'amortissement du bien et du mobilier peut être déduit, réduisant ainsi le montant imposable. Ce statut est accessible aux particuliers qui ne réalisent pas de cette activité leur activité professionnelle principale.
Chaque dispositif a ses spécificités et ses conditions d'éligibilité. Il est conseillé de se faire accompagner par un expert-comptable ou un conseiller en gestion de patrimoine pour choisir l'option la plus adaptée à sa situation personnelle et à ses objectifs d'investissement.



