Fibre Excellence : nouvelle offre de reprise avec maintien des emplois
Fibre Excellence : offre de reprise avec maintien des emplois

Une nouvelle offre de reprise a été déposée pour l'usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), avec la promesse de maintenir les emplois. Cette offre, soumise au tribunal de commerce de Toulouse, intervient dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire ouverte en juin 2025. Le tribunal doit examiner les offres lors d'une audience prévue le 12 septembre.

Une offre portée par un industriel du secteur

Selon les informations rapportées par La Dépêche du Midi, l'offre a été déposée par le groupe papetier finlandais UPM, déjà présent en France. UPM propose de reprendre l'ensemble des actifs de l'usine, qui emploie environ 320 salariés. Le groupe s'engage à maintenir la totalité des postes pendant une durée minimale de trois ans.

Le projet prévoit également un plan d'investissement de 40 millions d'euros sur cinq ans, destiné à moderniser les installations et à réduire l'impact environnemental. UPM indique vouloir pérenniser l'activité de production de pâte à papier, tout en développant de nouvelles gammes de produits biosourcés.

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Un contexte social tendu

L'usine de Saint-Gaudens, spécialisée dans la production de pâte à papier à base de fibres de bois, avait été placée en redressement judiciaire au printemps dernier. Les salariés, soutenus par la CGT, avaient manifesté à plusieurs reprises pour exiger la sauvegarde de leurs emplois. La direction précédente avait évoqué des difficultés liées à la hausse des coûts de l'énergie et à la concurrence internationale.

Cette nouvelle offre intervient après le retrait d'un premier repreneur potentiel, le groupe autrichien Heinzel, qui avait jeté l'éponge en juillet. Le tribunal de commerce de Toulouse, qui avait déjà reporté une première audience, doit maintenant étudier la recevabilité de l'offre d'UPM.

Les salariés entre espoir et prudence

Les représentants du personnel, consultés lors d'un comité social et économique extraordinaire le 22 août, ont pris acte de cette offre sans se prononcer officiellement. « Nous restons vigilants sur les engagements précis, notamment en matière d'investissements et de maintien des salaires », a déclaré un délégué syndical, cité par La Dépêche.

Le tribunal de commerce rendra sa décision après l'audience du 12 septembre. Si l'offre est acceptée, la reprise effective pourrait intervenir dès le 1er octobre. En cas de rejet, l'usine serait probablement liquidée, entraînant la perte de 320 emplois directs et de nombreux emplois indirects dans la filière bois locale.

Le préfet de la Haute-Garonne a indiqué suivre le dossier avec attention et a rappelé que l'État serait attentif au respect des engagements pris par le repreneur. Le groupe UPM, qui exploite déjà deux usines dans l'Hexagone, n'a pas souhaité faire de commentaire avant la décision du tribunal.

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