Présidentielle 2027 : l'entourage d'Attal voit Philippe « perdre son pari »
Présidentielle 2027 : Attal voit Philippe « perdre son pari »

À la rentrée, la course à la présidentielle de 2027 s'annonce plus indécise que jamais. Selon l'entourage de Gabriel Attal, Édouard Philippe « est en train de perdre son pari » : celui d'être « le rempart au premier tour face à Jean-Luc Mélenchon et le rempart au second tour face à Marine Le Pen ». Cette déclaration intervient après la publication d'un sondage Harris Interactive-Toluna pour M6 et RTL, qui montre le leader insoumis confortant ses chances de se qualifier pour le second tour.

Un écart réduit à deux points, « en plein dans la marge d'erreur »

L'entourage du candidat Renaissance se félicite du « plus faible écart jamais enregistré entre [leurs] deux candidatures », soit 2 points (17 % contre 15 %), « en plein dans la marge d'erreur ». « On nous avait promis une rentrée dans laquelle il y a un candidat qui plierait le match, qui fermerait le jeu », mais « le match est en réalité plus ouvert que jamais », a-t-on insisté de même source.

Cette analyse contraste avec les ambitions affichées par Édouard Philippe, qui espérait s'imposer comme la figure centrale du bloc modéré. La chute évoquée par les proches d'Attal pourrait redessiner les équilibres politiques à l'approche du scrutin.

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Les différentes hypothèses de candidature

Le sondage Harris Interactive-Toluna détaille plusieurs scénarios. Dans l'hypothèse où Édouard Philippe est le seul candidat du bloc central, il enregistre une baisse de trois points en un mois, à 17 % d'intention de vote, à égalité avec Jean-Luc Mélenchon (+ 1). En revanche, si François Hollande représente la gauche réformiste à la place de Raphaël Glucksmann, Philippe est testé à 19 % (-1), soit 2 points devant le candidat LFI (17 %, + 1).

Au-dessus de la mêlée, Marine Le Pen continue de dominer largement le premier tour dans ce sondage, avec des intentions de vote allant de 35 à 38 %. Cette avance confirme sa position de favorite, quel que soit le scénario envisagé.

Une recette pleine de calculs

Gabriel Attal, seul candidat du bloc central, recueille 15 % (-1) avec Raphaël Glucksmann candidat (11 %), et 14 % (-2) avec François Hollande en représentant de la gauche réformiste (8 %), avec un Jean-Luc Mélenchon à 17 % dans les deux hypothèses (+ 1). Ces chiffres montrent la volatilité des électorats et l'importance des alliances à venir.

Enfin, testés ensemble sur la ligne de départ, Édouard Philippe et Gabriel Attal enregistrent respectivement 14 % et 8 % (stable), derrière Jean-Luc Mélenchon (16 %, stable). Cette configuration, qui verrait les deux figures du bloc central se présenter séparément, profiterait au leader insoumis et réduirait leurs chances respectives d'accéder au second tour.

Les prochains mois s'annoncent décisifs pour les protagonistes, alors que les jeux sont ouverts plus que jamais pour la présidentielle de 2027. Les calculs et les stratégies des uns et des autres pourraient encore évoluer, mais une certitude demeure : la bataille pour le second tour se jouera dans un mouchoir de poche.

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