Armel Timmerman, ex-galeriste de Marmande, harcelé par ses créanciers
Ex-galeriste de Marmande endetté : le réveil des créanciers

L'ancien galeriste de Marmande, Armel Timmerman, se retrouve au cœur d'une polémique après avoir été pris dans les filets de l'émission « Ça peut vous arriver » de Julien Courbet le 2 avril dernier. L'animateur radio l'a interpellé en direct pour ne pas avoir réglé une artiste dont il avait vendu les toiles, déclenchant une vague de critiques sur Facebook. Timmerman, qui avait fermé sa galerie en novembre suite à une expulsion pour loyers impayés, est une figure locale connue pour son franc-parler sur le déclin du commerce en centre-ville.

Un passé judiciaire resurgit

Après l'émission, le silence radio de Timmerman a laissé place à des révélations sur son passé judiciaire. Condamné en 2016 à quatre ans de prison ferme pour une escroquerie financière de 750 000 euros, il est décrit par une expertise judiciaire comme ayant une « organisation très narcissique ». Plusieurs artistes non payés ont alors témoigné, à l'image d'Alain Leleu, peintre amateur à qui il doit 950 euros depuis janvier 2025. « Il m'a fait une reconnaissance de dettes, puis m'a mené en bateau », déplore-t-il.

Des dettes accumulées

La graphiste Lisa Miteau, 29 ans, réclame près de 6 000 euros. « Au début, il payait des acomptes, puis fin 2023, j'ai dû insister. Il nous a prises de haut, ma mère et moi », raconte-t-elle. Les propriétaires de l'immeuble où il avait installé sa galerie en juillet 2023 sont les plus lésés : Martine Bareille, coiffeuse retraitée, affirme qu'il leur doit 40 000 euros de loyers impayés. « Il est très agréable au début, mais c'est un beau parleur, capable de manipuler », dit-elle.

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La commune de Penne-d'Agenais n'a pas non plus été épargnée : Timmerman y avait ouvert une première galerie en 2022 dans un local municipal, avant de disparaître sans payer six ou sept mois de loyers. Le maire Arnaud Devilliers confie que la DGFIP les avait alertés. Interrogé par « Sud Ouest », Timmerman assume ses dettes mais promet des remboursements partiels, évoquant sa collection de peintures et son stock de jeux de société d'une valeur de 250 000 euros, sous saisie-vente. Malgré ses annonces, les créanciers attendent toujours.

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