Les cours du pétrole ont renoué avec leurs niveaux d'avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, effaçant ainsi les hausses provoquées par le conflit. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne, s'échangeait autour de 75 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain évoluait à environ 71 dollars. Ces prix correspondent à ceux observés avant l'escalade militaire dans la région.
Un retour à la normale après les tensions
La guerre au Moyen-Orient avait fait grimper les prix du pétrole de près de 20 % en quelques semaines, les investisseurs craignant une perturbation des approvisionnements. Cependant, l'absence de dommages majeurs sur les infrastructures pétrolières et la reprise des négociations diplomatiques ont apaisé les marchés. Selon les analystes de Goldman Sachs, « la prime de risque géopolitique s'est largement dissipée, les fondamentaux de l'offre et de la demande restant solides ».
L'impact de l'offre et de la demande
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés, menés par l'Arabie saoudite et la Russie, ont maintenu leur production à des niveaux élevés, contribuant à stabiliser les cours. Parallèlement, la demande mondiale de pétrole a légèrement ralenti en raison de la croissance économique modérée en Chine et en Europe. Les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont augmenté de 2,5 millions de barils la semaine dernière, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), ce qui a également pesé sur les prix.
Les perspectives pour les mois à venir
Les experts estiment que les prix pourraient rester dans une fourchette de 70 à 80 dollars le baril à court terme, à moins d'un nouveau choc géopolitique. La reprise des exportations iraniennes, si les négociations sur le nucléaire aboutissent, pourrait ajouter jusqu'à 1 million de barils par jour sur le marché, ce qui ferait baisser les cours. En revanche, une escalade du conflit au Moyen-Orient ou des sanctions accrues contre la Russie pourraient inverser la tendance.



