Le prix de référence du gaz naturel, qui sert de base à la majorité des contrats des ménages français, va augmenter de 7,4 % au 1er juillet 2026. Cette hausse, annoncée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), concerne environ 10 millions de foyers, soit près d'un tiers des ménages du pays.
Une hausse liée aux marchés internationaux
Cette augmentation du prix repère du gaz s'explique principalement par la flambée des cours du gaz naturel sur les marchés internationaux. Depuis le début de l'année 2026, les prix ont grimpé de près de 30 % en raison d'une demande mondiale soutenue et de tensions géopolitiques. La guerre en Ukraine et les sanctions contre la Russie continuent de perturber l'approvisionnement en gaz, tandis que la demande asiatique, notamment chinoise, reste élevée.
Impact sur les factures des ménages
Pour un ménage type se chauffant au gaz, cette hausse se traduira par une augmentation annuelle de la facture d'environ 120 euros, selon les estimations de la CRE. Les associations de consommateurs dénoncent une nouvelle ponction sur le pouvoir d'achat des Français, déjà mis à mal par l'inflation. Elles appellent le gouvernement à prendre des mesures d'urgence, comme le chèque énergie ou la baisse de la TVA sur le gaz.
Réactions politiques
Du côté du gouvernement, on rappelle que le bouclier tarifaire mis en place pendant la crise énergétique a été levé en 2024. La ministre de la Transition énergétique a indiqué que des discussions sont en cours avec les fournisseurs pour atténuer l'impact sur les ménages les plus modestes. L'opposition dénonce quant à elle une politique énergétique incohérente et réclame un retour à un encadrement des prix.
Conseils pour réduire sa consommation
Face à cette hausse, les experts recommandent aux consommateurs de comparer les offres des fournisseurs, d'opter pour des contrats à prix fixes ou indexés, et de réduire leur consommation en améliorant l'isolation de leur logement. Des aides comme MaPrimeRénov' peuvent financer ces travaux.



