Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité, fait face à des accumulations de chaleur inédites dans ses infrastructures parisiennes lors de la canicule actuelle. Selon les relevés effectués le 6 juillet 2026, des températures atteignant 85 degrés Celsius ont été mesurées dans certains câbles souterrains et postes de transformation, un niveau jamais observé auparavant.
Des records de température dans les infrastructures souterraines
Les techniciens d'Enedis ont constaté que la chaleur accumulée dans les galeries techniques et les gaines de câbles dépasse largement les seuils habituels. « Nous avons enregistré des pics à 85°C, alors que la normale saisonnière se situe autour de 50°C », explique un porte-parole d'Enedis. Cette situation est due à la combinaison de la canicule persistante et de la densité du réseau souterrain parisien, qui limite la dissipation thermique.
La vague de chaleur, qui dure depuis plus de deux semaines dans la capitale, a entraîné une augmentation de la demande en électricité pour la climatisation, ajoutant une pression supplémentaire sur le réseau. Enedis a déployé des équipes supplémentaires pour surveiller en continu les points critiques et intervenir en cas de défaillance.
Des risques de coupures électriques maîtrisés
Malgré ces conditions extrêmes, Enedis assure que le réseau reste globalement fiable. « Nous avons mis en place des mesures de refroidissement temporaires, comme l'installation de ventilateurs dans les postes de transformation et l'utilisation de camions de refroidissement », précise le porte-parole. Toutefois, des coupures localisées ne sont pas exclues si la canicule se prolonge.
Selon les données d'Enedis, le nombre d'incidents liés à la chaleur a augmenté de 30 % par rapport à l'été précédent. Les secteurs les plus exposés sont les arrondissements centraux de Paris, où le réseau est le plus ancien et le plus sollicité.
Un plan d'adaptation à long terme
Enedis prévoit d'investir 200 millions d'euros dans les cinq prochaines années pour moderniser les infrastructures les plus vulnérables aux canicules. Ce plan inclut le remplacement des câbles vieillissants par des modèles plus résistants à la chaleur et l'installation de systèmes de surveillance thermique en temps réel. « Le changement climatique nous oblige à repenser notre réseau pour garantir la continuité de l'alimentation électrique », souligne le porte-parole.
La mairie de Paris collabore avec Enedis pour identifier les zones à risque et coordonner les actions. Un rapport conjoint doit être publié en septembre pour évaluer les besoins d'adaptation du réseau électrique parisien face aux épisodes de chaleur extrême.



