Dans la nuit du 14 au 15 août, un violent incendie a parcouru 500 hectares dans les Pyrénées-Orientales, contraignant plusieurs centaines d'habitants à évacuer leur domicile. Le feu, attisé par un vent fort, a menacé directement les villages de Saint-André, Sorède et Laroque-des-Albères. Les pompiers, mobilisés en nombre, ont lutté toute la nuit pour protéger les habitations.
Une nuit de panique et d'évacuation
« Nous avons été réveillés par les coups de klaxon des gendarmes qui nous ordonnaient de quitter les lieux immédiatement », raconte Marie, une habitante de Saint-André. « En quelques minutes, nous avons dû prendre l'essentiel et partir. La peur était là, on ne savait pas si notre maison allait résister. » Comme elle, des centaines de personnes ont été dirigées vers des centres d'accueil d'urgence mis en place par la municipalité.
Le feu, qui a démarré en fin d'après-midi, a rapidement progressé en raison des conditions météorologiques. « Les rafales de vent ont atteint 60 km/h, ce qui a rendu la tâche des pompiers extrêmement difficile », explique le lieutenant-colonel Jean-Marc Boussard, porte-parole des sapeurs-pompiers des Pyrénées-Orientales. « Nous avons dû déployer des moyens aériens, dont deux Canadair, pour tenter de ralentir la progression des flammes. »
Un bilan humain et matériel lourd
Malgré l'ampleur du sinistre, aucun blessé grave n'est à déplorer. Cependant, plusieurs maisons ont été endommagées, et une vingtaine de familles ont perdu leur habitation. « Notre maison est détruite, il ne reste que des cendres », témoigne Julien, un habitant de Sorède. « On a tout perdu, mais l'essentiel est que nous soyons en vie. »
Les autorités locales ont salué la réactivité des services de secours. « L'évacuation a été menée de manière exemplaire, ce qui a permis d'éviter des pertes humaines », a déclaré le préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe Chopin. « Nous mettons tout en œuvre pour héberger les sinistrés et évaluer les dégâts. »
Les causes de l'incendie encore inconnues
Une enquête a été ouverte pour déterminer l'origine du feu. Plusieurs hypothèses sont envisagées, dont celle d'un acte criminel. « Les investigations sont en cours, nous ne pouvons pas encore nous prononcer », précise le procureur de la République de Perpignan. En attendant, les habitants restent sous le choc et tentent de se reconstruire.
Cet incendie rappelle la vulnérabilité de la région face aux feux de forêt, exacerbée par la sécheresse et les changements climatiques. « Nous devons repenser notre politique de prévention et de gestion des risques », estime le maire de Saint-André, Samuel Moli. « Il faut investir davantage dans les moyens de lutte et sensibiliser la population. »



