Le gouvernement a annoncé ce mardi 7 juillet 2026 un plan d'économies supplémentaires de trois milliards d'euros pour l'État et la Sécurité sociale. Cette mesure vise à réduire le déficit public, qui devrait atteindre 5,5 % du PIB cette année, selon des sources gouvernementales. Le ministre de l'Économie a déclaré : « Nous devons tenir nos engagements budgétaires face à une conjoncture incertaine. »
Détail des économies
Sur les trois milliards, 1,8 milliard proviendront de coupes dans les dépenses de l'État, notamment dans les ministères de la Transition écologique, de l'Éducation nationale et de la Défense. Le reste, 1,2 milliard, sera réalisé via des mesures d'économies dans la Sécurité sociale, incluant une baisse des remboursements de médicaments et un gel des pensions de retraite pendant six mois.
Le gouvernement précise que ces économies ne concerneront pas les plus modestes. Les prestations sociales comme le RSA ou les allocations familiales seront préservées. « L'effort doit être partagé, mais nous protégeons les plus vulnérables », a ajouté le ministre.
Réactions de l'opposition
L'opposition a vivement critiqué ces annonces. La députée socialiste a dénoncé un « choix politique injuste » qui pénalise les classes moyennes. De son côté, le syndicat CGT a appelé à une journée de grève nationale le 20 juillet. Selon un sondage Ifop, 62 % des Français désapprouvent ces mesures.
Le gouvernement espère ramener le déficit sous la barre des 3 % d'ici 2027, conformément aux engagements européens. Un prochain projet de loi de finances rectificative sera présenté à l'Assemblée nationale en septembre.



