Le prince Harry attend le verdict de son procès contre le Daily Mail
Harry attend le verdict de son procès contre le Daily Mail

La Haute Cour de Londres rendra mardi 7 juillet 2026 à 14 heures locales (13 heures GMT) son verdict dans le procès que le prince Harry a intenté au propriétaire du Daily Mail pour « atteinte à la vie privée ». Le fils cadet du roi Charles III, accompagné d'autres célébrités comme Elton John et Elizabeth Hurley, accuse Associated Newspapers Limited (ANL), société éditrice du Daily Mail et du Mail on Sunday, de collecte illégale d'informations.

Des accusations de collecte illégale d'informations

Lors du procès, qui a duré plus de deux mois, les plaignants ont accusé ces journaux d'avoir intercepté des messages vocaux, écouté des conversations téléphoniques ou menti pour nourrir plus d'une cinquantaine d'articles publiés entre 1993 et 2018. Selon eux, les journalistes auraient eu recours à des détectives privés pour obtenir ces informations. Le prince Harry, qui vit en Californie avec son épouse Meghan et leurs deux enfants, mène depuis plusieurs années une croisade judiciaire contre la presse tabloïde britannique. Il tient les paparazzi pour responsables de la mort de sa mère Diana en 1997 à Paris. À la barre de la Haute Cour en janvier 2026, au bord des larmes, il avait accusé les tabloïds d'avoir rendu la vie de Meghan « absolument infernale ».

Des dommages-intérêts substantiels réclamés

Le prince et les six autres plaignants réclament des dommages-intérêts « substantiels » à ANL. De son côté, ANL assure que ses journalistes ont agi dans la légalité et se sont appuyés sur des sources légitimes pour écrire leurs articles. Harry a déjà obtenu des victoires judiciaires par le passé : en décembre 2023, il a fait condamner la société éditrice du Daily Mirror, et en janvier 2025, il a trouvé un accord financier non dévoilé avec le propriétaire du Sun.

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Une visite sous tension au Royaume-Uni

La décision de la Haute Cour est attendue alors qu'Harry est arrivé lundi 6 juillet au Royaume-Uni pour une visite de plusieurs jours, dans le cadre des préparatifs des Invictus Games prévus en 2027 à Birmingham. Cet événement sportif international a été créé par Harry pour les anciens combattants blessés ou malades. Initialement, il devait être accompagné de Meghan et de leurs enfants Archie, 7 ans, et Lilibet, 5 ans, ce qui aurait été une première depuis 2022. Les médias britanniques s'interrogeaient notamment sur une possible rencontre entre le roi Charles III et ses petits-enfants.

Rebondissement : Meghan et les enfants ne viennent pas

Mais dans un premier rebondissement le week-end dernier, une source proche du duc de Sussex faisait savoir que Meghan et les enfants ne viendraient finalement pas à Londres pour la première partie de la visite. Un porte-parole d'Harry a expliqué que les autorités britanniques ont décidé de ne pas fournir de protection policière à sa famille, ce qui l'a obligé à prendre des « dispositions alternatives ».

Un imbroglio autour du logement au palais de Buckingham

La situation a viré à l'imbroglio lundi : plusieurs médias britanniques ont d'abord rapporté que le prince serait logé au palais de Buckingham. Moins de deux heures plus tard, les mêmes médias publiaient un démenti du palais, qui expliquait qu'Harry n'aurait pas accepté suffisamment à l'avance l'invitation de séjourner dans la résidence officielle du souverain britannique. Un porte-parole du prince a jugé « décevant » que l'invitation du palais « ait été retirée à la dernière minute ». Les questions de sécurité sont très sensibles pour Harry : « en raison du décès de sa mère, il sait qu'elle peut faillir et quelles conséquences catastrophiques cela peut avoir », a commenté auprès de l'AFP un ancien policier chargé de la protection de la famille royale.

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