Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a évoqué jeudi un « scénario positif » pour la croissance française, alors que l'institution avait abaissé sa prévision annuelle à 0,5 % le 16 juin. « Notre prévision, c’est une croissance proche de zéro » au deuxième trimestre, après déjà -0,1 % au premier, a-t-il rappelé, justifiant une révision de 0,4 point par rapport à la précédente estimation.
Des prévisions divergentes avec l'Insee
Le lendemain de cette révision, l'Insee a publié ses propres prévisions, intégrant l'accord entre l'Iran et les États-Unis annoncé le week-end précédent. L'institut table sur un deuxième trimestre à 0,3 % et une croissance annuelle de 0,7 %. « Espérons qu’ils aient raison », a déclaré Emmanuel Moulin lors de la grande assemblée des Entrepreneurs, nouveau nom de la CPME.
Des facteurs favorables
Le gouverneur a souligné plusieurs « bonnes nouvelles » : « On a aujourd’hui le cessez-le-feu, la baisse du prix du pétrole, donc ça c’est plutôt des bonnes nouvelles qui nous orientent plutôt vers un scénario positif que sur un scénario dégradé. » La Banque de France avait publié trois scénarios alternatifs à son scénario central, dont un plus favorable fondé sur une baisse rapide et marquée du prix des hydrocarbures.
Baisse des cours du pétrole
Emmanuel Moulin a noté que les prévisions de juin, arrêtées sur des données de mai, tablaient sur un prix du pétrole moyen annuel d'environ 97 dollars, « ce qui est au-dessus de ce qu’on vit aujourd’hui ». Jeudi, les cours du pétrole ont encore baissé, retombant à des niveaux inédits depuis le début du conflit au Moyen-Orient. À la mi-journée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 72,64 dollars, et le West Texas Intermediate américain 69,49 dollars.



