Abarth 600e : la sportive électrique qui réveille le plaisir de conduire
Abarth 600e : la sportive électrique qui réveille le plaisir

L'Abarth 600e Competizione, forte de 280 ch, s'impose comme l'Abarth de série la plus puissante jamais produite. Dérivée de la Fiat 600e, cette version électrique affiche un caractère joueur et des performances explosives, mais sacrifie confort et autonomie sur l'autel du plaisir de conduite.

Un design agressif et un clin d'œil au passé

Dès le premier regard, l'Abarth 600e ne passe pas inaperçue. Ses voies élargies, son « nez de requin », ses boucliers musclés, ses roues de 20 pouces et ses étriers de frein jaunes lui donnent une posture agressive. L'aileron arrière spectaculaire attire particulièrement l'attention, rappelant le capot moteur entrouvert de l'Abarth 850 TC des années 60, dérivée de la Fiat 600, une astuce d'époque pour améliorer le refroidissement et l'aérodynamique.

À bord, l'ambiance sportive est immédiate. La position de conduite est excellente, et les sièges Sabelt en cuir et Alcantara, avec appuie-tête intégrés et renforts latéraux imposants, évoquent une voiture de rallye. Le volant, la planche de bord spécifique, les inserts sombres et les logos au Scorpion complètent le tableau.

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Un comportement routier incisif et des sensations thermiques

Sous le capot, le moteur électrique de 280 ch envoie 345 Nm aux roues avant, une configuration qui pourrait sembler problématique. Pourtant, le différentiel mécanique à glissement limité Torsen gère efficacement la puissance, et le train avant se montre remarquablement incisif. La direction, directe et précise, place la voiture au millimètre. Sur les petites routes de l'arrière-pays niçois, l'Abarth 600e pivote avec une agilité réjouissante, l'arrière accompagnant volontiers le mouvement.

Le plus étonnant reste sa capacité à restituer des sensations dignes d'une petite sportive thermique à l'ancienne. Le générateur de son, qui reproduit dans l'habitacle le grondement d'un échappement inexistant, participe à cette expérience. Artificiel, certes, mais très réussi, ce son ajoute une couche d'immersion appréciable.

Des compromis assumés : confort ferme et autonomie limitée

Cette vitalité se paie au quotidien. Les réglages de suspension très fermes et les roues de 20 pouces ne ménagent guère les vertèbres sur les mauvais revêtements. L'autonomie est également un point faible : avec sa batterie de 54 kWh, la 600e atteint à peine 330 km en cycle WLTP (jusqu'à 334 km selon les données constructeur), ce qui impose des pauses régulières sur autoroute. La recharge, plafonnée à 100 kW, permet de passer de 20 à 80 % en 27 minutes, sans miracle.

Enfin, le prix de 46 900 euros pour cette Competizione constitue un frein sérieux à sa diffusion. Malgré ces limites, l'Abarth 600e reste l'une des petites électriques les plus amusantes du moment, un constat qui pourrait séduire les passionnés prêts à accepter ces compromis.

Fiche technique et verdict

  • Moteur : électrique, traction avant
  • Batterie : 54 kWh
  • Puissance : 280 ch (207 kW)
  • Couple : 345 Nm
  • Poids : 1 625 kg
  • 0 à 100 km/h : 5,85 s
  • Autonomie WLTP : jusqu'à 334 km
  • Recharge DC maxi : 100 kW
  • Prix : 46 900 euros

C'est tout bon : look sympa, caractère vraiment joueur, performances explosives, excellents sièges. C'est moins bien : amortissement ferme, autonomie limitée, tarif élevé. L'Abarth 600e Competizione est une sportive électrique qui assume ses choix, offrant un plaisir de conduite rare, mais à un prix et avec des compromis qui limiteront sa diffusion.

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