Le jeudi 24 septembre 2026, la journée « Jobmatching Numeric’emploi Sud » s’est tenue sur le campus Sophia Tech à Biot, dans le cadre de la Semaine des métiers du numérique (21-26 septembre 2026). Près de 140 participants présélectionnés se sont présentés pour décrocher un poste dans le secteur du numérique. Une quarantaine de postes étaient à pourvoir au sein de huit entreprises : Cleeven, Innova Solutions, Ecco Technologies, Agilion, I Pepper, SII (Société pour l’informatique industrielle), Inov Team et CNAF.
Un dispositif de recrutement ciblé
Organisée par les agences France Travail Provence-Alpes-Côte d’Azur, en partenariat avec l’Opco Atlas et le syndicat Numeum, cette après-midi de recrutement s’est déroulée en parallèle d’une formation Google à l’agence France Travail de Cannes. Selon Richard Spinoza, directeur départemental de France Travail, « les employeurs du secteur numérique disent avoir des difficultés de recrutement pour plus d’un poste sur deux, soit 57 % ». Il met en avant les formations courtes qui se développent pour permettre un plus grand taux de réussite : « C’est une formation d’adaptation au poste de travail qui est particulièrement efficace ».
Le principe du jobmatching repose sur une présélection des profils en amont. Sur 600 dossiers étudiés, 140 candidats ont été retenus pour participer aux entretiens. Louane Pépin, aux côtés de Magalie Baudrion et Barbara Fournier, expertes en avenir numérique, explique : « C’est le principe du jobmatching, les profils sont étudiés en amont et correspondent déjà en partie aux attentes des entreprises. Contrairement au job dating, ce ne sont pas des candidatures spontanées ».
Des profils très qualifiés recherchés
Les candidates et candidats présents espèrent profiter de cette proximité avec les recruteurs. Maria, qui possède quatre ans d’expérience dans le développement C++, déclare : « C’est une bonne opportunité de connaître différentes entreprises et d’avoir un contact plus proche que sur le portail web ». Elle ajoute : « J’espère avoir un poste avec un peu plus de responsabilité ».
Les entreprises de Sophia Antipolis sont très exigeantes en matière de diplômes. Magalie Baudrion précise : « Nous nous basons essentiellement sur des profils bac +5. Ce que l’on cherche c’est le mouton à cinq pattes, à Sophia les entreprises sont très regardantes au niveau des diplômes ». Lionel, demandeur d’emploi, cherche un poste de chef de projet dans le secteur : « J’aimerais retrouver un poste en tant que chef de projet dans le secteur », affirme-t-il. Il a été invité après avoir envoyé son CV quelques mois plus tôt : « J’ai reçu une confirmation d’invitation sur France Travail. En attendant, je ne me limite pas à cet entretien, je cherche à côté et je verrai bien ».
L’intelligence artificielle, un enjeu majeur
Les métiers du numérique couvrent un large spectre. Magalie Baudrion énumère : « Dans le numérique on va retrouver tous les métiers liés au développement de logiciels dans un premier temps, on y retrouve divers langages informatiques. Toute la partie soutien technique dans un second temps, elle concerne aussi bien les techniciens, informatiques, supports, helpdesk… ». Les postes les plus demandés concernent majoritairement le secteur du développement.
L’intelligence artificielle est devenue un enjeu majeur du secteur. L’apprentissage de l’outil s’opère le plus souvent en interne, mais les fonctions entièrement dédiées se développent. L’experte souligne : « Il faut toujours être à la veille de la technologie même pour les profils expérimentés car elle avance sans arrêt, donc on a beaucoup de profil qui essaie de se former sur l’IA, c’est pour cela que France Travail permet à des demandeurs d’emploi de se former avec la certification Google ».