Pour sa première à domicile, Jürgen Klopp a connu une désillusion inattendue. Dimanche 27 septembre 2026, à Augsbourg, la Mannschaft s'est inclinée 0-1 face à la Grèce lors d'un match de Ligue des nations A. Cette défaite est historique, car c'est la première fois que la sélection allemande perd contre ce modeste adversaire, après 7 victoires et 3 nuls. Le public allemand a exprimé son mécontentement par des sifflets, et les tribunes se sont vidées avant le coup de sifflet final.
Des sifflets qui surprennent le sélectionneur
« J'ai été surpris par ces sifflets », a déclaré Jürgen Klopp en conférence de presse. « Il n'y a aucune raison pour moi de sombrer dans la dépression et de dire que nous sommes très mauvais. Nous ne le sommes pas, mais nous ne sommes pas non plus très bons. » Il a ajouté : « Je ne veux pas que les joueurs soient jugés définitivement. Laissez les nouveaux se développer, et critiquez-moi volontiers, mais pas les garçons. »
Cette défaite survient après un match nul encourageant (1-1) aux Pays-Bas trois jours plus tôt. Mais pour un pays qui n'a plus remporté de trophée majeur depuis la Coupe du monde 2014 et qui a été éliminé dès les 16es de finale du Mondial 2026 par le Paraguay (1-1, 3-4 aux tirs au but), le processus de reconstruction est difficile à accepter.
Les critiques acerbes de Schweinsteiger
Bastian Schweinsteiger, champion du monde 2014 et consultant pour la chaîne ARD, a vivement critiqué l'équipe : « Nous ne sommes plus une grande équipe, nous sommes rentrés dans le rang. Nous ne sommes maintenant qu'une équipe moyenne, sans joueurs capables de faire la différence. Même la Grèce a Karetsas, Tzolis, Pavlidis, qui sont pour moi des joueurs qui font la différence. »
Le capitaine Joshua Kimmich a partiellement validé ces propos : « Je peux à peine être en désaccord avec cela car pour le moment, nous sommes loin d'être une équipe de haut niveau. »
Klopp reste serein et tourné vers l'avenir
Malgré la pression, Jürgen Klopp reste philosophe : « Personnellement, cette défaite ne me perturbe absolument pas. J'ai perdu bien plus de matchs dans ma vie que je ne l'aurais voulu. Mais tant que l'on en tire les bonnes conclusions, une défaite n'est au fond qu'une information. Nous avons absolument besoin de ce genre de match. »
Actuellement 3e de son groupe de Ligue des nations derrière la Grèce et les Pays-Bas, l'Allemagne devra réagir jeudi face à la Serbie, avant de retrouver la Grèce à Thessalonique. Pour ce premier rassemblement, Jürgen Klopp a convoqué pas moins de 44 joueurs, un groupe largement remanié, avec l'espoir d'y trouver des talents capables de faire la différence.