Fairmont Monaco : la grève évitée, négociations en cours
Fairmont Monaco : grève évitée, négociations en cours

L’appel à la grève lancé par certains salariés de l’hôtel Fairmont à Monaco, relayé par l’Union des syndicats de Monaco (USM), n’a finalement pas eu lieu. Ce lundi 24 août, les négociations avec la direction ont abouti à une réponse favorable sur les revendications salariales, entraînant l’annulation du mouvement social prévu mardi 25 août.

Un appel à la mobilisation transformé en table ronde

Vendredi 21 août, l’USM s’était faite le porte-voix des revendications de salariés de l’hôtel Fairmont de la Principauté. Via un communiqué, les employés de l’économat et de la lingerie promettaient une mobilisation de deux jours : lundi 24 août de 9 h à 12 h et mardi 25 août de 13 h à 15 h. « Salariés de l’économat et de la lingerie, mobilisons-nous ! Aucune revalorisation des salaires depuis 2024, sauf le premier échelon grâce au SMIC », intimaient les concernés, qui réclament une hausse des salaires pour l’ensemble des collaborateurs soumis au régime du minimum garanti.

Pourtant, ce lundi matin, aux abords de la mythique épingle, davantage connue pour ses car spotters que pour ses manifestations, c’était le calme plat. Seulement une voiture de la Sûreté publique, qui n’est pas restée bien longtemps. Aucune contestation n’a été constatée.

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Des négociations jugées « très bien déroulées »

« Depuis ce lundi matin, des négociations ont lieu avec la direction de l’établissement. Celles-ci se sont très bien déroulées. La direction a répondu favorablement aux revendications salariales et les employés ont convenu qu’il n’y aurait pas de mouvement social ce mardi », renseigne l’Union des syndicats de Monaco. L’institution ajoute : « Il reste des points sur lesquels il faudra discuter. Les négociations vont se poursuivre cette semaine. »

De son côté, la direction de l’hôtel Fairmont se félicite que le dialogue ait primé et souligne que les salariés sont « légitimes dans leur revendication ». Elle précise que l’absence de revalorisation du minimum garanti est avant tout le fruit de la législation monégasque, et non d’une politique de l’hôtel. « Il y a un climat de confiance entre les équipes et moi. Je n’ai pas toujours été directeur général. J’ai fait partie des équipes », ajoute Alexandre Ariel, le directeur général du Fairmont.

Un précédent mouvement social en mai 2022

Le dernier mouvement social dans cet établissement monégasque remonte à mai 2022. Plusieurs dizaines de collaborateurs s’étaient alors mobilisés, dénonçant à l’époque la dégradation de leurs conditions de travail. Cette nouvelle mobilisation, bien que suspendue, montre que les tensions salariales persistent dans le secteur hôtelier de la Principauté.

Les discussions entre les parties prenantes doivent se poursuivre cette semaine, avec pour objectif de résoudre les points restants. La direction et les syndicats semblent engagés dans une démarche de dialogue, après une réponse favorable sur les salaires.

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