Le marché automobile européen – incluant la Suisse, l'Islande, le Royaume-Uni et la Norvège – affiche une croissance modérée en juillet 2026, avec une hausse de 4,1 % des immatriculations par rapport à juillet 2025. Ce rythme est inférieur à la progression cumulée sur les sept premiers mois de l'année, qui atteint +5,7 %. Le premier mois des vacances montre donc un léger ralentissement, sans pour autant plonger le secteur dans le rouge.
Les ventes de véhicules électriques bondissent de 51 % en juillet
Les ventes de véhicules électriques profitent clairement de la situation en Iran. En juillet 2026, elles augmentent de 51 % par rapport à juillet 2025, et de 37 % sur les sept premiers mois de l'année, comparé à la même période de l'année précédente. Désormais, une voiture sur quatre vendue en Europe est 100 % électrique. Cette progression confirme l'essor du véhicule électrique sur le Vieux Continent, mais les grands gagnants de cette dynamique ne sont pas ceux que l'on pourrait croire.
Les marques chinoises restent minoritaires dans le top 20
Dans le top 20 des ventes de voitures électriques depuis le début de l'année, seules trois autos chinoises figurent, aux 5e, 11e et 20e places. On peut également ajouter la Tesla Model 3, qui occupe la 3e place, mais qui est produite à Shanghai et importée en Europe. Les marques chinoises revendiquent ensemble une progression de 64 % sur la période janvier-juillet, pour une part de marché cumulée de moins de 10 %.
Fiat et Citroën tirent leur épingle du jeu avec des modèles abordables
Du côté des marques européennes, un phénomène intéressant se dessine. La plus forte progression est celle de Fiat, avec +25 % en juillet (janvier-juillet : +27 %), suivie par Citroën, +16 % en juillet (janvier-juillet : +11,4 %). Pour Fiat, les chiffres s'expliquent en grande partie par le lancement de modèles plus abordables, tels que les versions essence et hybride de la Grande Panda, et le retour d'une 500 hybride. Chez Citroën, la locomotive est le C3 Aircross, également très abordable dans ses versions non électriques, qui représentent près de trois quarts des ventes.
En revanche, l'histoire est différente chez Skoda (+8,9 % sur 7 mois) ou chez Renault (+11 % en juillet), où ce sont bien les modèles électriques qui tirent les ventes vers le haut. Cette disparité montre que les stratégies des constructeurs divergent, entre ceux qui misent sur des offres thermiques et hybrides accessibles et ceux qui capitalisent sur l'électrique.



