Le gouvernement réactive le chômage partiel face à la crise iranienne
Chômage partiel réactivé pour 70 millions face à l'Iran

Le gouvernement réactive le chômage partiel pour faire face aux conséquences de la guerre en Iran

En cette année 2026, le gouvernement français puise dans son arsenal de mesures de crise pour répondre aux défis économiques posés par le conflit en Iran. Après le chèque énergie, c'est au tour du chômage partiel d'être réactivé, avec une enveloppe initiale d'environ 70 millions d'euros destinée à soutenir les entreprises confrontées à une baisse brutale d'activité.

Un dispositif déjà éprouvé lors des crises précédentes

Les mesures d'activité partielle longue durée (APLD), permettant aux entreprises de réduire temporairement l'activité de leurs salariés tout en les maintenant en emploi, avaient déjà fait leurs preuves. Elles avaient été déployées à partir de 2020 durant la pandémie de Covid-19, puis au début de la guerre en Ukraine en 2022. Cependant, de nouveaux dispositifs de ce type ne pouvaient plus être mis en place depuis début 2023, jusqu'à cette annonce.

Sur France Info, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou s'est déclaré prêt « à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises qui ont une baisse d'activité ». Il a toutefois tempéré son propos en précisant : « Il y en a assez peu d'ailleurs, c'est-à-dire que pour le moment, l'activité ne tient pas trop mal. »

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Des critères d'éligibilité précis

Le ministre a détaillé les conditions d'accès à ce dispositif exceptionnel : « Le chômage partiel peut concerner toutes les entreprises qui font face à une baisse d'activité brutale qui serait liée directement à la crise » et « dont on est à peu près sûr qu'une fois la crise passée, l'entreprise va redémarrer. »

Si toutes les entreprises sont théoriquement éligibles, Jean-Pierre Farandou a indiqué que l'attention se porterait particulièrement sur « les entreprises qui souffrent à cause de ce qui se passe en Iran. »

Un effort budgétaire dans un contexte contraint

Cette nouvelle ligne budgétaire s'inscrit dans un ensemble de mesures de soutien. Le ministre a précisé : « L'effort que fait l'État en matière de chômage partiel, qui est d'ailleurs payé par le ministère du Travail, se rajoute à l'effort qui est fait pour réduire la facture carburant dans certains secteurs qui sont particulièrement consommateurs de carburant. »

Concernant le budget de 70 millions d'euros, Jean-Pierre Farandou a adopté une approche pragmatique : « On va l'engager et on verra ce que ça donne en avançant au fur et à mesure dans l'année. » Mais il a tenu à rappeler les contraintes budgétaires : « Quoiqu'il arrive, on va essayer de tenir la réduction du déficit », assurant qu'« il n'y a pas d'argent magique » et que « le gouvernement n'est pas assis sur une cagnotte. »

Cette réactivation du chômage partiel témoigne de la volonté du gouvernement d'adapter ses outils de politique économique aux nouvelles réalités géopolitiques, tout en maintenant un cap budgétaire strict.

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