Supercars à Juan-les-Pins : la folie des bolides du Golfe chaque dimanche
Supercars à Juan-les-Pins : la parade des bolides du Golfe

Chaque dimanche du mois d'août, à Juan-les-Pins, les supercars rares immatriculées au Koweït, au Qatar ou en Arabie saoudite viennent parader devant l'hôtel Garden beach, attirant touristes et passionnés. Des bolides valant jusqu'à 3,5 millions d'euros s'exposent, transformant le boulevard en véritable spectacle estival.

Un rendez-vous devenu incontournable

Dès 22 heures, les moteurs grondent à quelques mètres de l'hôtel Garden beach. Pas de tapis rouge ni de réalisateurs célèbres : ici, les stars sont les supercars, des voitures de sport ultra-performantes, rares et très chères. Chaque dimanche, la foule se presse pour admirer ces véhicules d'exception, placés méticuleusement les uns à côté des autres. Les amateurs dégainent appareils photos et caméras à l'arrivée de chaque bolide, tandis que les bruits soudains de moteurs font sursauter certains visiteurs.

Parmi les habitués présents chaque dimanche, certains découvrent le spectacle pour la première fois. Arnaud, venu de Nantes, est sur place depuis 20 heures : « Ce sont des voitures rares, c'est l'occasion de faire un petit pèlerinage, plaisante-t-il. Par chez nous, nous pouvons en voir une par an. Mais ici, on en voit à tous les coins de rue ! » Il a découvert le rassemblement grâce à une vidéo sur Facebook.

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Des bolides à des prix exorbitants

Les passionnés ne manquent pas de détailler les modèles et leurs valeurs. Arnaud énumère : « Celle-ci, la Lamborghini Aventador SVJ verte, elle vaut environ 400 000 euros ; la Ferrari à côté, dans les 500 000 euros. J'ai aussi vu une Bugatti Chiron à 3,5 millions d'euros. » Louis et Antoine, qui font le tour des véhicules depuis 18 heures, s'extasient devant une Porsche GT3RS flambant neuve : « Elles sont rares et c'est dur d'en avoir, ça dépend des options mais elle peut valoir jusqu'à 600 000 euros. »

Pour d'autres, tomber sur l'événement est un pur hasard. Charline, accompagnée de son fils Maxime, originaires de la Marne, explique : « Ce sont les propriétaires de l'appartement qu'on loue qui nous ont conseillé de faire un tour. On est venu voir par curiosité. »

Une animation qui profite aux commerçants

De l'autre côté de la route, la terrasse remplie du Sweet café est aux premières loges. « C'est touristique, ça fait une animation ! Désolé, j'ai plein de choses à vous raconter mais je n'ai pas le temps », lance rapidement le gérant, entre deux services de crêpes. Les boutiques du boulevard Édouard-Baudoin sont, pour la plupart, ouvertes. Stéphane, gérant du magasin Bain, confirme : « C'est une grosse soirée, c'est devenu une tradition. Ils aiment venir à Juan-les-Pins. Ils ont beau aller à Cannes ou à Saint-Tropez, ici c'est ouvert, donc ils peuvent faire leur shopping. » Selon lui, c'est une aubaine : « C'est une saison assez calme cette année, donc le dimanche, ça draine un peu de monde. »

Anita, gérante de Rosanita, partage cet enthousiasme : « J'en ai vu beaucoup depuis 25 ans ! Je pense que ça plaît à tout le monde : ils peuvent se garer à proximité et aller boire un verre. » Elle se souvient de soirées où « il m'est arrivé de fermer très tard ».

Jusqu'à peu avant minuit, la foule ne désemplissait pas devant les supercars, les regards toujours émerveillés, en attendant le dimanche suivant au même endroit, ou le long des trottoirs des hôtels cinq étoiles de Cannes, où elles s'alignent généralement le reste de la semaine.

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