Rétropédalage caniculaire. La SNCF a annoncé qu'elle avait suspendu l'amende de 200 euros infligée à une passagère qui avait pris la décision d'ouvrir une issue de secours dans un train, rapporte BFM Business.
Des passagers au bord du malaise
Ce lundi, un TGV Ouigo reliant Paris à Nice s'est retrouvé immobilisé sur les voies à hauteur de Montanay (Rhône), près de Lyon, à cause d'un défaut d'alimentation. Pendant une heure, les rames sont restées bloquées en plein soleil, les passagers patientant à l'intérieur sans climatisation.
Une passagère, voyant des personnes au bord du malaise, a pris la liberté d'ouvrir une issue de secours afin d'aérer sa rame et de créer un courant d'air. Immédiatement, des contrôleurs sont intervenus et l'ont verbalisée à hauteur de 200 euros pour « usage abusif du dispositif d'arrêt ».
« Tenir compte du contexte et de la tension liée à la situation »
L'affaire a provoqué la polémique et face au scandale, la SNCF a finalement décidé de suspendre (sans annuler) l'amende « pour tenir compte du contexte et de la tension liée à la situation ». La compagnie ferroviaire rappelle que l'ouverture des issues de secours par un passager est dangereuse et interdite en temps normal.
« Nous comprenons que la situation ait été difficile à vivre à bord et saluons l'intention d'aider les autres voyageurs », a ajouté la SNCF. « Cependant, l'ouverture des portes ou issues de secours en dehors du cadre prévu reste strictement interdite pour des raisons de sécurité indispensables. »



