Nuit de galère pour les voyageurs des TGV Paris-Nice
Dans la nuit de ce lundi 25 à ce mardi 26 mai 2026, deux TGV Paris-Nice ont été immobilisés en vallée du Rhône en raison d'une rupture de caténaire, provoquant des retards considérables et une situation de détresse pour de nombreux passagers. Le train de 14h10 au départ de la gare de Lyon est resté bloqué de longues heures, suivi par celui de 17h22, attendu à Nice peu avant 23h mais arrivé seulement à 4h30 du matin, soit près de 5h30 de retard.
Témoignage d'un professeur niçois
Bertrand Groslambert, professeur à Skema Business School, était à bord du second train. Il témoigne : « Je ne prends plus l'avion pour des raisons écologiques. Ce que je ne comprends pas, c'est que la SNCF savait déjà qu'il y avait un problème, mais une fois dans le train, ils annoncent des retards de plus en plus conséquents. C'est se moquer du monde. »
Des voyageurs abandonnés à leur sort
À l'arrivée en gare de Nice-Ville, aucun taxi n'était disponible malgré l'heure tardive et l'affluence. Si certains ont pu être récupérés par des proches ou ont commandé un Uber, d'autres, notamment des personnes âgées, se sont retrouvées démunies. « J'ai vu une dame d'un certain âge au bord de la crise de larmes, qui devait rentrer à Nice Ouest sans savoir comment faire », raconte Bertrand Groslambert, qui a tenté de l'aider à installer l'application Uber sans succès.
La SNCF avait prévu des taxis pour les voyageurs avec correspondances vers d'autres gares, mais aucune prise en charge n'était organisée pour ceux dont la destination finale était Nice. « Les Uber étaient débordés, ils ont vu une explosion de demandes à 4h30 », ajoute-t-il.
Fatigue et incompréhension
Ce retard massif a provoqué fatigue et tensions dans une gare quasi déserte. Quant au remboursement, les passagers ont été invités à se rendre sur le site de la SNCF. « Je ne suis pas sûr que tout le monde pense à le faire », regrette le professeur.



