À en croire les professionnels – banquiers, gérants, assureurs –, les Français manqueraient cruellement de culture financière. Si le constat n’est pas totalement erroné, il est parfois utilisé comme un mantra pour alimenter les intérêts des sociétés financières davantage que ceux des épargnants.
Un bon sens souvent sous-estimé
Le Français n’est peut-être pas très féru d’intérêts composés, mais il dispose d’un certain bon sens. Après s’être vu vendre des supports bilanciels pour renforcer les fonds propres des banques, des produits structurés frelatés pour doper les commissions des conseillers ou encore des assurances-vie ultra-chargées pour faire vivre les banques privées, il ne sait plus à quel sein se vouer.
Le réflexe du livret A
À défaut, il préfère se reporter sur le livret A, fiable et sans (mauvaise) surprise, à défaut d’être performant. Ce choix prudent illustre une forme de sagesse face à des offres trop opaques.
Une éducation financière à repenser
L’éducation financière se fera par un discours de vérité, des pratiques professionnelles et des placements de qualité, ou ne se fera pas. Il est temps de mettre fin aux incitations biaisées et de redonner confiance aux épargnants.



