Selon une étude Lesfurets réalisée avec CSA Research et publiée ce mardi 26 mai, plus d'un tiers des Français ont déjà découvert, au moment d'un sinistre, qu'ils n'étaient pas couverts comme ils le pensaient. Pour éviter ces mauvaises surprises, Cédric Ménager, directeur général du comparateur, livre ses astuces pour choisir le contrat adapté.
Un décalage entre perception et réalité
Imaginez : votre pneu crève et vous n'avez pas de roue de secours. Vous appelez votre assureur, certain que les frais de dépannage seront pris en charge. Mais surprise : ce n'est pas le cas. Vous n'avez parcouru qu'une dizaine de kilomètres, alors que votre contrat prévoit une assistance au-delà de 50 km. Si vous aviez repéré cette nuance, vous auriez peut-être choisi l'option dépannage 0 km.
Ce genre de déconvenue est fréquent. L'étude montre que 37 % des Français ont déjà constaté, lors d'un sinistre, qu'ils n'étaient pas couverts comme prévu. Ce pourcentage grimpe à 43 % chez les 35-59 ans. Pourtant, 86 % des 1 011 personnes interrogées pensent être bien couvertes. Le retour à la réalité est d'autant plus brutal.
Lire les conditions générales : un réflexe à prendre
47 % des Français admettent avoir du mal à comprendre leurs contrats, un chiffre qui atteint 56 % chez les 50-64 ans et 58 % chez les 35-49 ans. Les plus jeunes sont généralement plus à l'aise. Pour Cédric Ménager, cela s'explique : « Les primes ont augmenté, l'assurance représente un poste de dépenses plus important, donc les jeunes sont plus attentifs. »
Pourtant, 61 % des sondés reconnaissent n'avoir jamais consulté les conditions générales de manière approfondie. Or, les mauvaises surprises viennent souvent d'une inadéquation entre le contrat et les besoins réels. « Si votre voiture est neuve, mieux vaut une assurance tous risques. Si elle est très ancienne et a peu de valeur, cela ne sert à rien », souligne Cédric Ménager. De même, inutile de souscrire une garantie pour des lunettes si vous n'en portez pas.
Quatre points clés à surveiller
Le directeur général des Furets identifie quatre axes essentiels :
- Les franchises : c'est le montant que vous devrez payer en cas de sinistre. Plus une assurance est bon marché, plus les franchises sont élevées. « Sans le savoir, vous pourriez devoir payer 300 ou 500 euros sur un petit sinistre », prévient-il.
- Les plafonds de garantie : si vous possédez des objets de valeur, comme un tableau de 3 000 euros, et que votre assurance habitation plafonne à 2 000 euros, vous ne serez pas remboursé intégralement en cas de vol.
- Les options : assistance dépannage 0 km, dépannage d'urgence à domicile pour une fuite d'eau ou un problème de serrure, etc.
- Les exclusions de garantie : défaut d'entretien, négligence, usure peuvent entraîner un refus de remboursement.
Ces nuances sont loin d'être anecdotiques et peuvent avoir un impact financier important.
Adapter ses contrats à chaque changement de vie
Si votre voiture vieillit, si un enfant quitte le foyer, si vous installez une alarme, ou si votre situation évolue, il est judicieux de réviser vos contrats. « Cela peut valoir le coup de faire le point et de faire évoluer votre assurance », conseille Cédric Ménager. Le coût peut varier considérablement.
Il rappelle qu'il est possible de résilier son contrat à tout moment après la première année. Pas besoin d'attendre la date anniversaire. Le nouvel assureur se charge des démarches, et l'ancien vous rembourse la prime de l'année en cours. Alors, pourquoi ne pas faire le point dès aujourd'hui ?
Étude réalisée en ligne du 24 au 26 mars 2026 auprès de 1 011 Français, représentatifs de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.



