Jeudi, la fusée Starship de SpaceX est restée clouée à terre à Starbase, au Texas, alors que le propulseur commençait à se lancer, annulant ce qui devait être le premier vol depuis l’entrée en Bourse record de son fabricant. La colonne géante de 124 mètres de haut n’a pas décollé pour son 13e vol dans l’Espace.
« Certains des moteurs ne se sont pas allumés, déclenchant une interruption automatique du lancement », a dévoilé Elon Musk sur son réseau social X. Le patron de SpaceX a ensuite annoncé que le vol devrait avoir lieu « en début de semaine prochaine », une fois que les deux moteurs Raptor défaillants auront été remplacés.
La Nasa surveille de près
SpaceX ne voulait prendre aucun risque, surtout pas celui de crasher sa fusée. Lors du dernier vol réalisé en mai, des pépins dans le propulseur Super Heavy avaient empêché un retour contrôlé, et il s’était abîmé dans les eaux du Golfe du Mexique, bien que la fusée ait survécu. Ce nouveau vol avait pour but de tout régler, tout en déployant vingt satellites Starlink. La Nasa, qui compte sur SpaceX pour retourner sur la Lune, scrute les progrès de la société aérospatiale.
Une chute boursière inquiétante
Ce retard de lancement a-t-il joué dans la baisse de la cotation de la société ? C’est peu probable, car la décroissance était déjà amorcée avant le report de la mission. Dès mercredi, l’action SpaceX avait clôturé à 131,11 dollars, un niveau inférieur à son prix d’introduction en Bourse, à 135 dollars, en juin. Le 12, premier jour de cotation, elle s’était envolée de plus de 19 % et valait plus de 225 dollars quelques jours plus tard, avant de décrocher. Elle a perdu plus de 40 % de sa valeur en un mois.
Des perspectives ambitieuses mais coûteuses
La raison est avant tout financière. Si la société est ambitieuse, elle doit aussi faire face à de lourdes pertes annuelles, chiffrées à plusieurs milliards de dollars pour 2025. Pour se refaire, le groupe d’Elon Musk compte sur le potentiel succès des satellites Starlink et sur son rêve de mettre des centres de données dédiées à l’IA sur orbite, ou encore sur son projet d’emmener des humains sur la planète Mars.



