Faut-il choisir ses actions en bourse ?
Faut-il choisir ses actions en bourse ? Les conseils

La question revient souvent chez les investisseurs particuliers : faut-il sélectionner soi-même ses actions ou confier son argent à des fonds gérés activement ? Les données récentes apportent un éclairage intéressant.

Les performances des fonds actifs en question

Selon une étude de S&P Dow Jones Indices, plus de 80 % des fonds d'actions américaines gérés activement n'ont pas surpassé leur indice de référence (le S&P 500) sur les dix dernières années. Ce constat, valable également en Europe, remet en cause l'idée que des gérants professionnels peuvent systématiquement battre le marché.

Les frais élevés des fonds actifs (souvent supérieurs à 1,5 % par an) grèvent la performance nette. En comparaison, les fonds indiciels (ETF) facturent des frais inférieurs à 0,5 %, voire 0,1 % pour les plus compétitifs.

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Le choix individuel d'actions : une stratégie risquée

Les investisseurs particuliers qui choisissent leurs propres actions prennent des risques supplémentaires. Une étude de l'Université de Californie a montré que le portefeuille moyen d'un particulier est moins diversifié que celui d'un fonds indiciel, ce qui augmente la volatilité. De plus, les biais comportementaux (tendance à vendre trop tôt ou conserver des positions perdantes) nuisent aux rendements.

Pourtant, certains investisseurs réussissent à surperformer grâce à une analyse approfondie, mais ils sont rares. La plupart des experts recommandent une approche passive pour le long terme.

Que conseiller aux épargnants ?

La recommandation la plus répandue chez les conseillers financiers est de privilégier les ETF ou les fonds indiciels pour la majeure partie de son portefeuille. L'investissement en actions sélectionnées peut être réservé à une petite portion, pour ceux qui aiment analyser les entreprises et acceptent le risque de sous-performance.

Il est également conseillé de répartir ses investissements entre plusieurs classes d'actifs (actions, obligations, immobilier) et de rééquilibrer périodiquement. L'horizon de placement doit être long (au moins 5 à 10 ans) pour lisser les fluctuations.

L'impact des nouvelles technologies

Les applications de trading simplifiées ont démocratisé l'accès à la bourse, mais elles incitent parfois à des prises de décision trop fréquentes. Les données montrent que plus un investisseur opère de transactions, moins il performe en moyenne. Une stratégie d'achat et de conservation (« buy and hold ») sur un indice large reste la plus efficace pour le grand public.

En conclusion, pour la majorité des épargnants, choisir ses actions soi-même n'est pas la meilleure option. Les fonds indiciels offrent une solution simple, peu coûteuse et historiquement performante. Toutefois, ceux qui ont le temps et les compétences peuvent tenter de sélectionner des valeurs, sans y consacrer la totalité de leur épargne.

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