Me Vincent Salvat, avocat au barreau d'Alès, a remporté la 22e édition des Rencontres de l'éloquence d'Avignon, qui s'est tenue le vendredi 16 octobre au théâtre du Chêne noir. Spécialisé en droit des affaires, il a battu quatre confrères issus des barreaux d'Avignon, de Nîmes, de Carpentras et de Tarascon, lors de joutes oratoires organisées en partenariat avec l'Union des jeunes avocats (UJA) et le barreau d'Avignon.
Un défi personnel pour un avocat d'affaires
Ce concours représentait un véritable défi pour Me Salvat, qui ne plaide habituellement pas devant des magistrats. Son domaine est le droit des affaires, des entreprises et des contrats. "Notre bâtonnière (Me Aude Guiraudou-Samson, NDLR) a fait appel à des candidats, et je trouvais intéressant de représenter le barreau d'Alès", a-t-il indiqué. Il a rejoint le barreau d'Alès il y a deux ans, après avoir été juriste depuis 2011 au sein du cabinet de Me Valérie Mary, qu'il a repris.
L'avocat, qui a grandi et fait sa scolarité à Alès avant d'étudier à la faculté Vauban de Nîmes, voyait ces Rencontres comme "un défi" et l'occasion de "sortir de (sa) zone de confort". Une quinzaine de jours avant l'épreuve, les candidats ont reçu les sujets de plaidoirie, d'une durée de dix à quinze minutes. Le sujet de Me Salvat était : "Peut-on juger le printemps à l'aune de l'hiver ?"
Une plaidoirie inspirée par la relation père-fils
"Le thème m'a bien inspiré. Cette relation entre deux saisons résonnait en moi comme la relation entre un père et son fils", a expliqué l'avocat. Sa plaidoirie a utilisé comme fil conducteur l'idée que, malgré des points de vue différents, le père et le fils se rejoignent sur beaucoup de choses. Il a démontré que le père peut amener le fils à se dépasser, illustrant la transmission au-delà des incompréhensions.
Vincent Salvat a été le dernier à plaider sur scène, en robe, devant un public où se trouvaient notamment les avocates alésiennes Mes Guiraudou-Samson, Martinez et Étienne. Depuis les coulisses, il a entendu les plaidoiries de ses confrères, "très, très bons", ce qui, selon lui, "met un coup de pression".
Une victoire qui ouvre de nouvelles responsabilités
L'avocat, qui n'avait participé qu'à un seul concours similaire durant ses études de droit, a séduit les cinq membres du jury, parmi lesquels Anne-Cécile Dubois, bâtonnier d'Avignon, et Stéphanie Aouine, procureure de la République. "J'y allais avec l'envie de gagner", a-t-il confié.
Après sa victoire, Me Salvat exprime sa "fierté d'avoir représenté le barreau d'Alès et rapporté le titre à Alès". Il garde de cette expérience "une très belle expérience, tant dans la préparation que lors de la soirée. C'était vraiment chouette !" Les cinq participants prévoient de se revoir, et la tradition veut que le vainqueur devienne le Monsieur Loyal du concours de l'année suivante, une responsabilité qui l'attend donc pour la prochaine édition.