Une plateforme bio relie producteurs et cantines dans l'Hérault
Plateforme bio relie producteurs et cantines dans l'Hérault

La plateforme Manger Bio Languedoc (MBL), basée à Clermont-l'Hérault, a enregistré la vente de 29 tonnes de produits bio de septembre à décembre 2025, selon sa directrice Amélie Meyer. Cet outil logistique mutualisé, soutenu par la Croix-Rouge Capdife, permet aux producteurs bio de répondre aux besoins des cuisines centrales.

Un pont entre producteurs et restauration collective

« Notre rôle, c’est de créer des ponts entre les établissements de restauration collective et les producteurs », explique Amélie Meyer. La plateforme, présentée comme un « outil de massification », vise à surmonter les difficultés logistiques et administratives qui entravent la collaboration directe. « Nous sommes en phase de lancement et prêts à poursuivre ce développement », ajoute-t-elle.

Côté logistique, la Croix-Rouge Capdife met à disposition ses locaux. Bertrand Munich, son directeur, précise : « Nous faisons du bio écocertifié depuis 1998. Nous nous sommes rendu compte que nous avions tous besoin d’une plateforme en cœur d’Hérault. » L’ancien garage Rouquette à Clermont a été choisi, permettant de sécuriser la production de l’association (5 hectares en bio) et de développer le projet MBL.

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La force du collectif pour les petits producteurs

Vivien Sabot, maraîcher à Vendémian, témoigne : « Le fait d’avoir ce collectif, l’encadrement de Manger Bio et la Croix-Rouge Capdife qui nous offre une plateforme logistique, c’est essentiel. C’est le seul moyen de travailler avec des structures comme les cuisines centrales. » Amélie Meyer souligne que la plateforme est « un outil de mutualisation logistique et commercial pour les producteurs », capable de répondre à des marchés publics en leur nom.

Fin 2025, MBL comptait 25 clients publics et privés, principalement des cuisines municipales scolaires et médico-sociales. Une quarantaine de producteurs fournissent la plateforme, dont une dizaine du cœur d’Hérault, avec des produits comme le maraîchage, le raisin de table, la pomme et le lait ovin. « Nous avons vocation à couvrir tout l’ex Languedoc-Roussillon et l’Aveyron », annonce Amélie Meyer.

Une profondeur de gamme attractive

Pour remporter des marchés, « notre profondeur de gamme doit être suffisamment intéressante pour que les établissements puissent s’approvisionner sur une seule plateforme pour tous leurs produits bio locaux », explique-t-elle. MBL travaille avec des fruits et légumes, de la viande, des produits d’épicerie et de la crémerie.

Le projet est né des états généraux de l’alimentation et de l’agriculture durable, comme le rappelle Juliette Sermage, chargée de mission au Pays : « Nous avions identifié ce besoin de faire le lien entre la restauration collective et les producteurs pour valoriser la production locale. Ce type de dispositif n’existait pas sur l’ex Languedoc-Roussillon. » MBL fonctionne sous statut associatif, avec un conseil d’administration majoritairement composé de producteurs (sept sur dix), qui définissent la stratégie.

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