Nouveau virus bovin transmis par des moucherons : ce qu'il faut savoir
Nouveau virus bovin transmis par des moucherons

Depuis le mois de juillet, un nouveau virus bovin, transmis par des moucherons piqueurs, touche des dizaines d'élevages laitiers en France, en Suisse et en Allemagne. Les autorités sanitaires restent vigilantes, mais les scientifiques appellent à ne pas céder à la panique.

Un virus de la famille des orthobunyavirus

Ce virus, de type Shamonda, appartient à la famille des orthobunyavirus. Il aurait commencé à circuler en juillet dans l'est de la France, notamment dans les Alpes, avant d'être repéré en Suisse et dans le sud de l'Allemagne. Il est transmis par de petits moucherons piqueurs, comme l'a rapporté ICI Pays de Savoie.

Interrogé par l'AFP, Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse et chercheur à l'Inrae, a précisé : « Ce virus ne semble pas correspondre à une souche ayant circulé à l'échelle internationale et déjà identifiée dans les bases de données génétiques. »

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Quels sont les symptômes chez les bovins ?

Chez les bovins touchés, les principaux symptômes sont de la fièvre, des diarrhées et une baisse de la production de lait, qui revient ensuite à la normale, selon Jean-Luc Guérin. « À ce stade, le virus ne semble pas provoquer de formes graves chez les animaux », a-t-il ajouté.

Pour l'heure, aucun traitement spécifique n'est nécessaire : les symptômes, jugés modérés, sont pris en charge au cas par cas, notamment avec des anti-inflammatoires, selon le chercheur.

Une surveillance accrue sur la reproduction

Les scientifiques surveillent surtout les conséquences sur la reproduction des vaches. « Il faudra désormais suivre attentivement les éventuels effets du virus sur la reproduction des animaux, notamment les risques d'avortements ou de malformations fœtales », a souligné Jean-Luc Guérin.

Des analyses vont être menées dans plusieurs dizaines d'élevages et des outils de diagnostic déployés dans les laboratoires. Des recherches sur un vaccin ont également commencé.

Faut-il s'inquiéter ?

Pour le moment, « il n'y a pas de raison de céder à la panique », insiste Jean-Luc Guérin. Les autorités sanitaires restent toutefois vigilantes et surveillent l'évolution de la situation.

Ce nouveau virus n'a pas de rapport avec la dermatose nodulaire, une autre maladie bovine qui avait touché des élevages dans le sud de la France. Les éleveurs sont invités à signaler tout cas suspect à leur vétérinaire.

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