Montpellier : écoles plus confortables face au climat
Montpellier : des écoles plus confortables face au climat

La Ville de Montpellier poursuit son adaptation au réchauffement climatique en investissant dans la construction et la rénovation de ses écoles. Le nouveau groupe scolaire de La Paillade, le pôle éducatif des halles nord, ouvrira finalement ses portes le 2 novembre, après les vacances de la Toussaint, en raison du retard pris par le chantier.

Un investissement de 25,70 M€ pour le pôle éducatif des halles nord

Le programme initial prévoyait l'ouverture de ce groupe scolaire à la rentrée de septembre. Cependant, la faillite d'une entreprise de gros œuvre a provoqué le retard du chantier. Ce pôle éducatif, qui intègre quatre écoles du quartier (300 élèves de maternelle et primaire) et une crèche de 60 places, représente un investissement de 25,70 M€, dont 5 M€ de l'Anru.

Ce projet vise à remplacer les écoles de type Pailleron du bas du quartier, dont la rénovation a été jugée trop coûteuse. Conçu par les architectes montpelliérains Denis Boyer, François Percheron et Antoine Assus, le bâtiment répond aux nouvelles exigences pédagogiques et climatiques. Il intègre des matériaux naturels (bois, paille pour l'isolation, pierre) et facilite le confort des élèves et du personnel avec une vaste salle polyvalente, un plateau sportif dédié et des cours de récréation séparées en fonction des niveaux.

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« L'idée était d'être sur un emplacement proche de l'ancienne école et que cela fasse cohésion. Que les familles ne soient pas dépossédées de leurs habitudes. La volonté est aussi de faciliter la parentalité avec l'intégration d'un espace petite enfance », précise Tasmine Abkaraly, l'adjointe déléguée à la ville éducative.

Rénovation thermique : le casse-tête du bâti patrimonial

La Ville doit également adapter ses écoles anciennes aux exigences du réchauffement climatique, tout en respectant les règles d'urbanisme imposées par l'architecte des bâtiments de France. L'école Jules-Simon, rue de la Méditerranée, a par exemple renoncé à la pose de volets et d'une isolation extérieure. Un système de stores intérieurs spécifiques a été choisi.

« Heureusement que ça existe », souligne Agnès Seurat, adjointe déléguée au patrimoine municipal. L'école, qui accueille 293 élèves, a bénéficié cette année de 840 000 € de travaux dits thermiques.

La géothermie pour chauffer et rafraîchir

Parallèlement, les équipes de la Ville et d'Altémed travaillent à un second pôle éducatif voisin qui intégrera les quatre écoles du secteur, à la rentrée 2029. À la Croix d'Argent, les mêmes principes sont appliqués pour la construction du futur groupe scolaire Rosa-Bonheur Chevalier de la Barre, dont l'ouverture est prévue en 2028, avec le recours à la géothermie pour chauffer et rafraîchir les classes. Des sondes ont été plantées à 150 mètres de profondeur pour y puiser l'énergie nécessaire. L'accès à l'établissement ne sera autorisé que pour les piétons et les cyclistes.

Pour cette rentrée, la Ville prévoit d'accueillir 19 500 élèves, un effectif en baisse lié à la démographie et marqué par la fermeture de 24 classes. « On reste dans cette dynamique de rénover et de construire. C'est une stratégie qu'on assume », insiste Tasmine Akbaraly.

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