Primaire à droite : 200 élus appellent à une ouverture
Primaire à droite : 200 élus appellent à une ouverture

Plus de 200 élus de droite et du centre, parmi lesquels des maires, des conseillers régionaux et des parlementaires, ont signé une tribune publiée ce mercredi 26 août dans Le Monde appelant à l'organisation d'une primaire ouverte pour la présidentielle de 2027. Ils estiment que cette procédure est indispensable pour éviter l'éparpillement des voix et garantir la présence de leur camp au second tour.

Un appel unitaire pour une primaire ouverte

Dans ce texte, les signataires affirment que « la droite et le centre doivent désigner leur candidat par une primaire ouverte, seule à même de rassembler au-delà de nos familles politiques ». Ils jugent que les divisions actuelles ont conduit à l'échec de 2022 et que l'unité est la condition sine qua non pour reconquérir l'Élysée. La tribune a été coordonnée par plusieurs figures locales, dont des présidents de départements et des maires de grandes villes, qui souhaitent peser dans le débat avant la fin du quinquennat.

Des personnalités politiques en soutien

Parmi les signataires figurent des élus proches de Laurent Wauquiez, de Valérie Pécresse ou encore d'Édouard Philippe, illustrant la diversité des sensibilités au sein de cet appel. Certains responsables, comme le maire de Meaux Jean-François Copé, ont déjà publiquement soutenu l'idée d'une primaire, tandis que d'autres, plus réservés, préfèrent une désignation par les adhérents. Les signataires espèrent que cet appel créera une dynamique et contraindra les états-majors à organiser un débat transparent.

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Un calendrier contraint par l'échéance électorale

Les échéances électorales approchent et les partis doivent se positionner rapidement. Les signataires proposent que la primaire se tienne au premier semestre 2027, avant les grandes vacances, afin de laisser le temps au vainqueur de mener campagne. Ils soulignent que les précédentes primaires, notamment celle de 2016, avaient suscité un fort engouement populaire, avec plus de 4 millions de votants au second tour. Ils appellent donc les instances dirigeantes des partis à « ne pas laisser passer cette fenêtre ».

Des réactions contrastées dans les partis

Dans les rangs de LR, la direction n'a pas officiellement réagi, mais plusieurs cadres jugent l'initiative prématurée. Au sein de Renaissance, on rappelle que la majorité présidentielle a déjà son candidat naturel en la personne d'Emmanuel Macron, même si certains n'excluent pas une candidature d'Édouard Philippe. Les signataires, eux, insistent sur le fait que la primaire ne doit pas être un simple outil de désignation, mais un véritable projet pour le pays, axé sur la sécurité, l'économie et la lutte contre l'immigration.

Vers une recomposition politique ?

Cet appel intervient alors que les sondages montrent une fragmentation du vote à droite, avec plusieurs candidats potentiels crédités de scores compris entre 10 et 15 %. Les signataires craignent qu'une nouvelle dispersion ne profite à nouveau au Rassemblement national, comme en 2022. Ils estiment que seule une primaire ouverte permettra de dégager un candidat capable de fédérer les électeurs de droite et du centre, et de peser face aux extrêmes.

À l'approche de la présidentielle, cet appel pourrait faire évoluer les rapports de force internes et contraindre les partis à accélérer le calendrier des investitures. Il reste à voir si les instances nationales prendront en compte cette demande, mais elle témoigne d'une volonté locale de ne pas répéter les erreurs du passé.

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