MEDEF Sud : le prochain président doit être un chef de guerre
MEDEF Sud : un chef de guerre pour la présidentielle

Pour Stéphane Benhamou, président du MEDEF Sud, l'heure est grave. Alors que la France s'apprête à élire son prochain président, le patron des patrons du Sud estime que le pays est arrivé à la fin de l'histoire et qu'il faut un « chef de guerre en action » pour sortir de la crise et construire la République des Territoires.

Un constat alarmant sur l'avenir économique de la France

Stéphane Benhamou a livré son analyse à l'occasion de la REF 2026, dont il juge le discours inaugural du président Patrick Martin « très offensif et tourné essentiellement autour du développement économique et de l'entrepreneuriat ». Selon lui, « ce qui nous préoccupe, c'est l'avenir économique de la France au sein d'une structure européenne déjà en difficulté vis-à-vis de la Chine et des États-Unis ».

Le président du MEDEF Sud n'hésite pas à critiquer les programmes des grands partis nationaux : « Les intentions exprimées par un certain nombre de représentants des grands partis nationaux vont complètement à contre-courant de ce qu'il faut faire aujourd'hui pour redresser le pays. Nous arrivons à un tournant pour la France et il faut s'engager dans l'action pour nourrir le développement économique et, par voie de conséquence, nourrir le développement social. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La jeunesse, une responsabilité collective

Stéphane Benhamou fait de la jeunesse son cheval de bataille. Il rappelle que 21 % des jeunes ne sont ni en formation, ni en emploi, ni scolarisés. Une situation qu'il juge intolérable : « Que se passera-t-il pour tous ces jeunes qui sont désoeuvrés, qui ne vont même plus voter, qui ne croient plus réellement à leur pays ? Nous avons une vraie responsabilité. Quand je dis “nous”, bien évidemment, il y a des gens qui se préoccupent à l'échelle politique de l'avenir de notre pays, mais nous, entrepreneurs, qui portons ce projet. »

Le patron des patrons du Sud se veut toutefois confiant : le grand public est désormais mature en matière de connaissance économique. « Les Français n'accepteront pas que nos futurs gouvernants puissent encore davantage dégrader la situation du pays. »

Un chef de guerre pour simplifier et co-construire

Qu'attend-il du futur président ? « Qu'il soit un chef de guerre dans l'action », répond-il sans détour. Cela passe d'abord par la simplification des réglementations et l'allègement du poids des charges. « Il faut fluidifier le fonctionnement des entreprises, avoir de la lisibilité et visibilité. Et cesser de faire des lois pour faire des lois. »

Le président du MEDEF Sud réclame également un grand ménage sur les dépenses publiques. Mais surtout, il appelle à une nouvelle méthode de gouvernance : « Ce chef de guerre doit co-construire l'horizontalité, ce que j'appelle moi la république des territoires. Faire en sorte que les élus, nos gouvernants - l'exécutif et le législatif - , et les représentants des entreprises, donc le MEDEF, travaillent ensemble, comme nous le faisons dans les territoires. »

Un message clair envoyé aux candidats à la présidentielle, qui devront se montrer à la hauteur des attentes des entrepreneurs du Sud.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale