La loi d'urgence agricole, présentée comme une réponse aux crises multiples du secteur, entre dans sa phase finale d'examen au Parlement. Ce texte, qui vise à simplifier les normes et à débloquer des aides financières, suscite des tensions entre les partisans d'une agriculture productiviste et les défenseurs de l'environnement.
Un calendrier serré pour des mesures urgentes
Le projet de loi, examiné en commission mixte paritaire, doit être adopté avant la fin du mois. Il prévoit notamment la création d'un fonds d'urgence de 1,2 milliard d'euros pour soutenir les exploitations en difficulté, ainsi que des assouplissements réglementaires sur l'utilisation des pesticides et l'irrigation. Selon le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, « ces mesures sont indispensables pour éviter une hécatombe dans le monde agricole ».
Les détracteurs dénoncent un recul écologique
Les organisations environnementales, comme Greenpeace et la Confédération paysanne, critiquent vivement le texte. « Cette loi sacrifie les exigences écologiques sur l'autel de la productivité, sans résoudre les problèmes structurels de l'agriculture », déclare un porte-parole de Greenpeace. Les députés écologistes ont déposé plus de 200 amendements pour tenter de rééquilibrer le texte.
Des tractations intenses au sein de la majorité
Au sein de la majorité présidentielle, les discussions sont tendues. Plusieurs députés LREM expriment leurs réserves sur les mesures environnementales. « Nous devons trouver un équilibre entre urgence économique et transition écologique », confie un député sous couvert d'anonymat. Le gouvernement espère un vote final avant la trêve estivale.



