La Picholine, fierté locale de Collias, une variété d'olive unique
La Picholine, fierté locale de Collias

Saviez-vous que la Picholine, aujourd'hui cultivée dans tout le sud de la France, est une véritable enfant de Collias ? Autrefois appelée "Plant de Collias" ou "Coïasse", elle reste le symbole du terroir colliassois. L'arbre, avec sa forme de dôme élargi, ajoute ses reflets gris à vert à la beauté des paysages.

La nouaison, étape fragile

En ce mois de mai, alors que les fleurs sont écloses, les oléiculteurs observent leurs arbres avec une attention toute particulière. Actuellement, l'olivier entre dans la phase de la nouaison. C'est le moment où la fleur se transforme en petit fruit. L'étape est fragile, elle ne dure que 5 à 10 jours après la floraison.

Une variété capricieuse

La Picholine est une variété capricieuse, elle a horreur de la solitude. Elle est "auto-incompatible", ce qui signifie que son propre pollen ne peut pas féconder ses propres fleurs. Pour avoir des olives, elle a besoin de voisins d'une autre variété, comme le Bouteillan, et que le vent transporte le bon pollen jusqu'à ses fleurs. Si ce "mariage" ne se fait pas, les fleurs tombent sans donner de fruits : c'est ce que les professionnels appellent la coulure.

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Un mois d'avril humide mais trompeur

Le mois d'avril a été globalement humide en Occitanie. Dans le Gard, des cumuls de pluie significatifs ont été enregistrés, bien supérieurs à ceux de l'année précédente. Cette abondance ne doit cependant pas tromper. Selon le type de terrain, l'eau s'évapore plus ou moins vite. Pour les sols qui ont une faible "Réserve utile", une faible capacité à stocker l'eau, l'arrosage reste d'actualité pour éviter que l'arbre ne stresse avant la floraison. Un olivier assoiffé en mai, c'est l'assurance d'une récolte compromise.

La sensibilité au climat

Même si elle est robuste, la Picholine reste sensible au climat. Elle a impérativement besoin de froid en hiver pour "dormir" correctement et préparer ses fleurs. Sans ce repos hivernal, la floraison peut être totalement désordonnée. Entre le risque de gel tardif et les chaleurs soudaines, le métier d'oléiculteur, à Collias et ailleurs, est fortement dépendant du climat.

Un avenir sous conditions

Souhaitons que les conditions restent clémentes pour pouvoir dès septembre prochain, déguster les premières olives vertes de table, avant de presser, jusqu'en décembre, cette huile d'olive dite "de Nîmes" si précieuse.

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