La mairie de Garrigues Sainte-Eulalie a retiré la réservation du foyer municipal pour la fête annuelle de la Confédération paysanne, suscitant l'indignation des organisateurs. Le nouveau maire, Marie-Camille Dugas, a justifié cette décision en invoquant une demande de la Coordination rurale et le souhait de ne pas prendre de position politique.
Une décision contestée
Dans un communiqué, le comité départemental de la Confédération paysanne du Gard exprime son profond regret face à ce refus. L'organisation souligne que la nouvelle municipalité a refusé toute rencontre pour discuter de la question. "Pour ne pas prendre position, il convient d'accepter la pluralité et de permettre son expression", déclarent les membres.
Un précédent qui interroge
La Confédération paysanne rappelle qu'elle organise cette fête depuis plus de 15 ans dans le Gard, d'abord à Saint-Génies-de-Malgoires, puis depuis trois ans à Garrigues Sainte-Eulalie. L'événement, qui se tient début octobre, mêle réflexion sur l'agriculture locale, animations culturelles et moments de solidarité. Il est coorganisé avec la Maison paysanne, l'ADDEARG et Solidarité Paysans 30.
Les organisateurs déplorent que la réservation ait été annulée tardivement, mettant en péril des mois de préparation. Ils pointent également du doigt la réception par la mairie, début juin, du député RN Pierre Meurin, qu'ils qualifient de "parisien parachuté".
Une accusation de censure
Pour la Confédération paysanne, cette décision s'inscrit dans une lignée de mesures prises par des maires d'extrême droite, citant les exemples de Vauvert, Carcassonne et Carpentras. "Comme à son habitude, l'extrême droite muselle et bannit les discours progressistes", affirme le communiqué.
L'organisation conclut en apportant son soutien aux paysans et habitants de Garrigues Sainte-Eulalie qui ont vu leur mairie basculer à l'extrême droite. La rédaction de Midi Libre Alès Cévennes attend la réaction de la nouvelle municipalité.



