Domaine Galus : une étiquette qui célèbre l'art et la tauromachie
Domaine Galus : étiquette art et tauromachie

La première dégustation se fait avec les yeux. Au domaine Galus, à Meynes, cette conviction est devenue une véritable philosophie. Ici, les bouteilles ne se contentent pas d'afficher un nom ou un millésime : elles racontent une histoire. Celle d'un terroir, d'une famille, mais aussi d'une rencontre avec des artistes locaux. La cuvée G. de Galus en est sans doute le plus bel exemple. Son habillage met en scène la silhouette élancée d'un torero, dessinée par le peintre Román, installé au village. Autour de cette figure, son épouse, l'artiste Plaza del Carmen, a imaginé un décor nourri des symboles tauromachiques nîmois. Une composition graphique forte qui fait immédiatement écho à l'identité gardoise du domaine.

Quand l'art rencontre le vin

Rien n'a pourtant été prémédité. Originaires de Bourgogne, Fanette Fessy et Jean-Baptiste Paquet ne connaissaient que très peu les traditions taurines avant de s'installer dans les Costières en 2002. « Lorsque nous sommes arrivés dans le Sud, nous étions plutôt sceptiques vis-à-vis de la corrida. Puis nous avons découvert toute son histoire et sa culture. La mise à mort reste cruelle, mais le spectacle est magnifique. Aujourd'hui, nous faisons référence aux symboles nîmois sur plusieurs de nos étiquettes », explique Fanette. Pour le couple, chaque cuvée possède ainsi sa propre identité visuelle. Les collaborations avec des artistes locaux sont devenues une signature du domaine, au même titre que le travail de la vigne.

Une étiquette fidèle au caractère du vin

Cette esthétique n'est pas un simple exercice de style. Elle accompagne un vin pensé comme une cuvée d'exception. Assemblage de 90 % de Syrah et de 10 % de Grenache, G. de Galus provient principalement d'une parcelle située au lieu-dit Aubrespin, à Bezouce. Un clos autrefois surnommé « la vigne du Papou », en hommage au grand-père de Fanette, sans qui cette vigne n'aurait jamais été plantée. Élaborée uniquement à partir des meilleurs fûts de chaque millésime, cette cuvée dévoile un nez intense de fruits rouges, enrichi de notes vanillées et de réglisse. En bouche, les tanins s'affirment avec puissance et structure, offrant un vin taillé pour accompagner une épaule d'agneau aux herbes de Provence ou un pavé de bœuf au poivre vert. Son potentiel de garde atteint facilement huit à dix ans.

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L'empreinte des galets des Costières

Derrière cette personnalité se cache aussi un terroir singulier. Entre Camargue et métropole nîmoise, les vignes plongent leurs racines dans les célèbres galets roulés des Costières. Hérités des anciens lits du Rhône et de la Durance, ces galets emmagasinent la chaleur du jour pour la restituer durant la nuit, tandis que les racines vont chercher la fraîcheur dans une terre rouge parfois sablonneuse. Une combinaison idéale pour résister aux sécheresses estivales comme aux épisodes cévenols. Issus de longues lignées de vignerons bourguignons, Fanette Fessy et Jean-Baptiste Paquet sont tombés amoureux de ce terroir au début des années 2000. Aujourd'hui, leurs quinze hectares s'étendent sur cinq communes, de Meynes à Bezouce en passant par Redessan et Jonquières-Saint-Vincent. Converti au bio depuis 2009 et engagé en biodynamie, le domaine revendique une viticulture la plus naturelle possible.

Le G., une ode au plaisir assumée

On ne badine pas avec le plaisir ! Ce vin se veut démonstratif de bonheur. Le « G » avec son petit point est son passeport assumé. Deux étapes au voyage sont proposées ; le nez de fruits rouges est intense, c'est aussi vanillé avec une note de réglisse. Vient ensuite en bouche une traversée tannique, puissante bien charpentée. Ce vin haut de gamme est élaboré à partir des meilleurs fûts réservés à chaque millésime. Associez-le avec une épaule d'agneau, farcie aux herbes de Provence ou avec un pavé de bœuf sauce poivre vert. À température ambiante — 20 °C — et libéré un peu avant dégustation, il délivre tout son potentiel. Se conserve facilement durant 8 à 10 ans.

Au final, l'étiquette de G. de Galus résume parfaitement cette philosophie. Bien plus qu'un habillage, elle est le premier chapitre d'une histoire où le vin dialogue avec l'art, le patrimoine nîmois et la personnalité de ceux qui le façonnent.

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