Aminata Pouye, candidate LFI, dénonce une agression raciste
Aminata Pouye, candidate LFI, dénonce une agression raciste

Aminata Pouye, candidate de La France insoumise (LFI) aux élections sénatoriales en Gironde, a annoncé avoir été victime d'une agression à caractère raciste. L'incident s'est produit lundi 10 août, alors qu'elle effectuait une visite de terrain. Selon ses déclarations, elle a été insultée et bousculée par un individu qui lui a tenu des propos racistes. Elle a déposé plainte au commissariat de Bordeaux.

Une agression survenue en pleine campagne

L'agression s'est déroulée dans le quartier des Chartrons à Bordeaux, où la candidate faisait du porte-à-porte pour rencontrer les habitants. Selon le récit d'Aminata Pouye, un homme l'a abordée en lui lançant des injures à connotation raciste, puis l'a bousculée avant de prendre la fuite. La candidate, âgée de 38 ans, n'a pas été blessée physiquement, mais elle dit avoir été profondément choquée par cette attaque.

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, elle a qualifié cet acte de « lâche et odieux » et a rappelé que « le racisme n'a pas sa place dans notre République ». Elle a également remercié les personnes qui sont intervenues pour la protéger et ont prévenu les forces de l'ordre.

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Une candidate engagée contre les discriminations

Aminata Pouye, d'origine sénégalaise, est une figure montante de LFI en Gironde. Elle milite notamment pour l'égalité des droits et la lutte contre toutes les formes de discrimination. Elle avait déjà été victime d'insultes racistes sur les réseaux sociaux, mais c'est la première fois qu'elle est confrontée à une agression physique.

Son parti a immédiatement apporté son soutien. Dans un tweet, la France insoumise a exprimé « sa solidarité totale avec Aminata Pouye » et a appelé à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Le député LFI de Gironde, Loïc Prud'homme, a également condamné fermement ces faits et a apporté son soutien à la candidate.

Une plainte déposée et une enquête ouverte

La candidate a déposé plainte le jour même auprès du commissariat de Bordeaux. Selon une source policière, une enquête a été ouverte pour « injures publiques à caractère raciste » et « violences volontaires ». Les enquêteurs vont analyser les images de vidéosurveillance du quartier pour tenter d'identifier l'agresseur.

Cet incident intervient dans un contexte de montée des actes racistes en France. Selon le ministère de l'Intérieur, les actes racistes ont augmenté de 32 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025. Cette hausse est préoccupante et suscite l'inquiétude des associations antiracistes.

Une réaction politique unanime

Plusieurs personnalités politiques ont condamné cette agression. Le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, a exprimé son soutien à Aminata Pouye et a rappelé que « la ville de Bordeaux est attachée aux valeurs de tolérance et de respect ». La préfecture de Gironde a également condamné ces faits et a assuré que les auteurs seraient recherchés.

Cette affaire relance le débat sur la sécurité des candidats issus de la diversité pendant les campagnes électorales. Aminata Pouye a déclaré qu'elle poursuivrait sa campagne « sans peur et sans haine », déterminée à faire entendre sa voix et celles des citoyens qu'elle représente.

Un appel à la vigilance

Dans son communiqué, la candidate a appelé à une prise de conscience collective et à une vigilance accrue face à la montée du racisme. Elle a souligné que « la République doit protéger tous ses enfants, quelles que soient leurs origines ». Elle a également invité les témoins de l'agression à se manifester pour aider l'enquête.

L'agresseur encourt jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende pour ces faits. La candidate a indiqué qu'elle se constituerait partie civile si l'auteur était identifié. L'enquête suit son cours.

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