À seulement 18 et 19 ans, Noa et Camille ont ouvert leur propre boulangerie à Saint-Vincent-de-Tyrosse, dans les Landes, en octobre 2025. Ce projet audacieux est né d'un rêve : celui de leur mère, cuisinière de métier, dont la maladie l'empêche de travailler. Frère et sœur ont tout quitté en Normandie pour s'installer sous le soleil landais et concrétiser cette ambition familiale.
Un nom original pour une aventure familiale
Leur commerce, situé route de Bayonne, porte un nom qui sort de l'ordinaire : « Ça farte chez Camille et Noa ». Un clin d'œil au film culte Brice de Nice. « On en avait marre de voir des boulangeries qui s’appellent Les Gourmandises », explique Camille à nos confrères de Sud Ouest. Les rôles sont clairement répartis : Noa s'occupe de la boulangerie, tandis que Camille gère la pâtisserie. Cette complémentarité est leur force face aux difficultés.
Des débuts semés d'embûches
Depuis huit mois, les deux jeunes artisans enchaînent les problèmes techniques : pannes de congélateur, fuites de toit, coupures de courant… Malgré cette « poisse », ils restent déterminés. « Même dans les échecs, il y a une part de réussite », confient-ils. Noa commence sa journée dès 3 h 37 du matin, perpétuant un rythme de travail intense. Il conserve une touche normande en proposant un pain à la salicorne, une plante des marais salés, qui était son chef-d’œuvre pour l’obtention de son CAP.
Des spécialités originales
Les deux jeunes boulangers essaient également de faire découvrir le battu, une brioche riche en beurre que Camille décrit, en riant, comme « pas très saine ». À quinze minutes des vagues de l’océan Atlantique, la fratrie prend tranquillement ses marques et attire une clientèle locale et touristique.



