Culture Marine à Vendres : la conchyliculture de la mer à l'étal
Culture Marine : la conchyliculture de la mer à l'étal

Depuis 1990, à Vendres, l'entreprise Culture Marine s'est imposée comme une référence pour les amateurs de coquillages. Avec un site de production en pleine mer, elle récolte chaque année entre 80 et 100 tonnes de moules, traitées sur place dans un hangar dédié, puis vendues dans un magasin de vente directe et servies dans son restaurant. Ce modèle intégré, de la mer à l'étal, séduit une clientèle fidèle et les vacanciers de passage.

Une entreprise familiale ancrée dans le port du Chichoulet

Lunettes vissées sur le nez, cheveux grisonnants et bottes en caoutchouc, Thierry Blanc, cofondateur, observe le ballet des clients devant la devanture bleue de Culture Marine. « Notre magasin, c'est ce qui fonctionne le mieux », glisse-t-il. L'entreprise, qu'il a cofondée en 1990 avec un associé, s'articule autour de trois pôles : un hangar où les coquillages sont triés et préparés, un magasin de vente directe et un restaurant.

Chaque matin, lorsque la météo le permet, deux salariés embarquent à bord d'une barge pour rejoindre les neuf hectares de parcelles situées au large. Les moules, une fois récoltées, sont débarquées et rejoignent le hangar. « Ici, c'est la machine qui brosse les moules, qui les nettoie », lance Thierry en haussant la voix pour couvrir le vacarme des mécanismes. Six salariés s'affairent le long de la chaîne de traitement, sous d'imposantes cuves bleues, des bacs de stockage alimentés en eau traitée, réfrigérée et en circuit fermé, garantissant la fraîcheur des coquillages jusqu'à leur expédition ou mise en rayon.

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Le marché s'est élargi en trois décennies

En trente ans, l'entreprise a dépassé le petit commerce de proximité. « Avant, on vendait seulement des moules aux Biterrois mais au fur et à mesure du temps, le marché s'est élargi. » Aujourd'hui, les étals débordent d'huîtres, de plateaux de fruits de mer, de crevettes et d'un rayon traiteur où se côtoient tielles, quiches au saumon et chaussons aux moules.

Retraité depuis quatre ans, Thierry n'est jamais très loin. La « passion de la mer » et le plaisir de voir vivre le projet de toute une vie le ramènent naturellement sur le port. Désormais, son fils Samy et Angélique, la fille du second cofondateur, assurent la relève. « Des travailleurs », souffle-t-il avec fierté.

Le port du Chichoulet : un lieu en constante évolution

Le port du Chichoulet, situé à l'embouchure de l'Aude, a été construit en 1990. « Au départ, c'était un port exclusivement dédié à la conchyliculture », explique Thierry Blanc. À sa création, des mas pour les professionnels des coquillages ont été bâtis. « Aujourd'hui, c'est plus un port de plaisance, nous ne sommes plus beaucoup de producteurs. » Le port, devenu intercommunal, se diversifie avec 120 anneaux en 1995, puis 260 après les derniers aménagements.

Depuis plusieurs années, ce port départemental est récompensé par le Pavillon Bleu et le label Port Propre. Il appartient au réseau européen Natura 2000, pour son implication écologique dans la préservation de la faune et de la flore.

Une ambiance conviviale et une clientèle fidèle

Cette atmosphère familiale se retrouve aussi dans l'équipe. Louna, 20 ans, étudiante en génie civil à Nîmes, effectue sa saison comme vendeuse. « On a des habitués qui connaissent les vendeurs et l'ambiance entre le personnel est incroyable », raconte-t-elle pendant sa pause. Une production locale et un accueil chaleureux qui participent à l'attractivité du port du Chichoulet.

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