Lundi, 1.352 écoles et collèges sont restés fermés en France à cause de la canicule, sur un total d’environ 60.000 établissements. Dans le même temps, 4.042 autres ont dû s’adapter, a indiqué le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. Horaires allégés, élèves renvoyés plus tôt, salles climatisées : les solutions se multiplient pour tenir malgré les températures.
Sur le terrain, chaque établissement fait au mieux. « Ces aménagements consistent principalement dans des aménagements d'horaires », avec des élèves libérés plus tôt, souvent dès la mi-journée, ou « parfois des établissements qui ont recours à d'autres salles (...) climatisées pour pouvoir y scolariser leurs élèves », a détaillé Édouard Geffray lors d’un point presse.
Du cas par cas face à une chaleur extrême
Impossible d’imposer une règle uniforme. Le ministre l’assume : « Une doctrine universelle face à un phénomène aussi variable (...) ça n'a absolument aucun sens ». Trop de différences entre les écoles, leurs équipements et leur exposition à la chaleur. Résultat : chaque situation est évaluée localement, au jour le jour. Mais une ligne rouge demeure. « La réponse est forcément locale », a insisté Édouard Geffray, tout en rappelant qu’« il y a une règle qui est claire. C'est qu'à partir du moment où la sécurité des enfants ou des personnels est susceptible d'être mise en cause, la fermeture doit être réelle et sans faiblir. » Une consigne ferme alors que la vague de chaleur doit durer.
Et les examens dans tout ça ?
Pas question de tout arrêter. « Pour les trois prochains jours, l'immense majorité des élèves qui doivent passer » un oral au baccalauréat « passeront bien à l'heure prévue par leur convocation », a assuré le ministre. Au total, 5.233 candidats seront toutefois reconvoqués en matinée cette semaine ou la suivante pour éviter les heures les plus chaudes. La logique reste la même pour les épreuves : « toutes les épreuves qui doivent avoir lieu le matin cette semaine sont évidemment maintenues ». Pour l’après-midi, c’est du cas par cas : les autorités académiques « vérifient centre d'examen par centre d'examen si les conditions d'accueil des personnels (…) et des élèves sont satisfaisantes ».
Vers une refonte du calendrier scolaire ?
La semaine s’annonce chargée : un peu plus d’un million d’élèves de Première et Terminale passent leurs oraux, tandis qu’environ 850.000 collégiens planchent sur le brevet à partir de vendredi. Un calendrier bousculé par les épisodes de chaleur à répétition. Le gouvernement commence déjà à réfléchir à la suite. Des travaux seront lancés cet été pour adapter les examens au climat qui change. « Il ne s'agit pas de changer maintenant la date générale du baccalauréat », a tenu à préciser Édouard Geffray. Mais une piste prend de l’ampleur : « qu'il n'y ait plus d'épreuves les après-midi, écrites et probablement orales ». Une évolution désormais « envisagée de manière sérieuse ».



