À presque 70 ans, le club « noir et blanc » de l'AS Fontonne a retrouvé des couleurs grâce à un tandem de présidents ambitieux et des coachs à l'écoute. Les jeunes footballeurs ont brillé cette saison, notamment les U16 en Régional 1.
Un club historique tourné vers l'avenir
L'AS Fontonne Football, créée en 1958, est une institution qui valorise son passé tout en regardant devant. « La reconnaissance de nos anciens, c’est notre marque de fabrique », affirme Gilles Massa, coprésident. Les terrains portent désormais les noms de figures fondatrices : Marcel Cerato, Gugu Latty et Coco Risso.
Aujourd'hui, les catégories jeunes excellent : U15, U17, U20 en Régional, U16 en R1. Un succès préparé par le tandem présidentiel Simoes-Massa. Pour Ali Ben Nasr, responsable foot à 11, « c’est un travail démarré avec l’arrivée des deux présidents, motivés et ambitieux. La qualité des encadrants est essentielle. Nous sommes exigeants avec nos entraîneurs. Sans oublier le développement de notre identité, notre gros point fort. Ici, tout le monde se connaît. On allie performances sportives et côté familial. »
Un lieu de vie intergénérationnel
Au stade du Dr Léger, la vie s'organise en noir et blanc. « Je tiens à rendre hommage aux staffs et aux joueurs. Ici, il y a une bonne énergie. C’est un lieu de vie, un repère pour beaucoup de jeunes », souligne Ali Ben Nasr. Les dirigeants attendent beaucoup de leurs protégés : « On développe l’ADN du joueur fontonnois : respect, comportement envers l’arbitre, don de soi, sacrifice. »
La transmission au cœur du projet
Antibois pur jus, Ali Ben Nasr est revenu à La Fontonne il y a 8 ans. « On essaye d’avoir toujours de l’avance, jamais se contenter de jouer et rentrer chez soi. On envoie des jeunes en formation à l’arbitrage. Nos U15-U16 sont initiés au métier d’entraîneur. La transmission est une notion forte. Nous organisons aussi des parcours voyage pour créer des souvenirs communs. »
Le sportif est important mais pas exclusif. « On prône l’éducatif, la culture. On essaye d’être innovant sans se perdre. Il ne faut jamais oublier d’où l’on vient », conclut Ali Ben Nasr.



