Le maire de Nice, Éric Ciotti, a réitéré sa promesse de faire ériger une statue à la gloire de Catherine Ségurane, l'héroïne niçoise de la résistance, sur la place Garibaldi. L'annonce a été faite vendredi soir, lors de l'hommage annuel rendu à cette figure emblématique, en présence de Mgr Jean-Philippe Nault, évêque de Nice. La statue devrait être prête pour le prochain hommage, dans un an.
Un hommage à une figure de la résistance niçoise
La cérémonie s'est déroulée entre la place Saint-François, la rue Sincaire et l'église du Port, devant la stèle commémorative dédiée à Catherine Ségurane. Cette lavandière, devenue légende, est célèbre pour avoir affronté les assaillants lors du siège de Nice en 1543. Selon le récit du maire, « ils sont 20 000 et nous, Niçois, dix fois moins ». Les Niçois, retranchés dans la forteresse dominant la colline, résistaient aux forces franco-ottomanes.
L'exploit de Catherine Ségurane est survenu lorsqu'un porte-étendard ottoman s'est avancé pour planter son drapeau. La lavandière, armée de son battoir en bois, aurait déchiré le drapeau rouge orné du croissant et, selon la légende, aurait soulevé ses jupes, dévoilant son postérieur, ce qui aurait médusé et vaincu les soldats ennemis. Cet acte symbolise, pour le maire, le combat contre « l'idée qu'on puisse planter à Nice un autre drapeau que celui qu'elle s'est choisi ».
Un symbole de la fierté niçoise
Éric Ciotti a souligné que « la bataille pour la fierté niçoise continue et tout comme notre aigle, Catherine Ségurane est un emblème dont nous devons tous nous revendiquer ». La stèle actuelle, rue Sincaire, qui la représente triomphale, a fêté ses 100 ans l'année dernière. Cependant, le maire souhaite aller plus loin en érigeant une statue à sa gloire.
« J'avais annoncé devant les Niçois, il y a quelques mois, que nous allions ériger une statue à sa gloire, place Garibaldi, à quelques dizaines de mètres de l'endroit où elle est entrée dans la légende », a rappelé le premier magistrat. Il s'est engagé, avec son conseil municipal, à ce que la statue soit prête pour le prochain hommage, dans un an.
Une promesse pour la liberté
Ce geste est, selon Éric Ciotti, « celui d'une ville reconnaissante envers celles et ceux qui la défendent et lui sont fidèles ». Il a ajouté : « À Nice, nous n'oublions pas que la liberté n'est jamais acquise, jamais définitive et qu'il faudra toujours des Catherine Ségurane pour qu'elle dure et qu'elle triomphe. » La statue, qui trônera place Garibaldi, non loin de celle de Giuseppe Garibaldi, incarnera l'esprit de liberté et de rébellion de la ville.



