Thierry Breton contre la désindexation des retraites
Thierry Breton s'oppose à la désindexation des retraites

L'ancien commissaire européen Thierry Breton a déclaré dimanche 16 août sur BFMTV que la désindexation partielle des pensions de retraites, évoquée par le gouvernement pour le budget 2027, était « une très mauvaise idée », ajoutant : « Je pense qu'il ne faut pas toucher aux retraités ». Il a estimé que l'exécutif devait « assumer » la suspension de la réforme des retraites.

Une opposition ferme à la désindexation

Thierry Breton, dont le nom circule au centre pour l'élection présidentielle, a développé son raisonnement : « Il y a un choix qui a été fait par le gouvernement, qu'il l'assume maintenant ». Il faisait référence à la suspension de la réforme des retraites d'Élisabeth Borne, concédée par Sébastien Lecornu aux socialistes pour éviter la censure à l'Assemblée. « Quand on renonce, on paie toujours », a-t-il insisté, dénonçant le raisonnement consistant « à dire : on ne change rien, on travaille toujours jusqu'à 62 ans mais on fait payer les retraités ».

Le contexte politique et les positions de Ciotti

Le nom de Thierry Breton a été cité par François Bayrou comme potentiel candidat de l'espace central à la présidentielle, alors qu'Édouard Philippe et Gabriel Attal ont déjà lancé leur campagne. Le même jour, dans le JDD, Éric Ciotti, patron de l'Union des droites pour la République (UDR), s'est dit partisan d'un report de l'âge de départ en retraite et d'un « étage de capitalisation ». Il a affirmé qu'il soutiendra « loyalement et fortement » Marine Le Pen à la présidentielle, tout en espérant « une évolution » de ses alliés du Rassemblement national sur ce sujet.

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Deux ans après son pacte avec le RN, Éric Ciotti voit « beaucoup plus de points communs que de divergences » avec ses alliés, mais reconnaît que « parmi les divergences qui peuvent subsister, il y a la réforme des retraites ». Fidèle à sa ligne défendue à la tête des Républicains jusqu'en 2024, il considère qu'« il faudra travailler plus longtemps » et avait soutenu le relèvement de l'âge légal à 64 ans. Il estime qu'« il faut ajouter un étage de capitalisation » au système actuel par répartition.

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